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Maladie cœliaque, allergie ou intolérance au gluten : quelles différences ?

Depuis quelques années, le gluten fait couler beaucoup d’encre. Cependant, qu’on ne s’y trompe pas, l’allergie, l’intolérance et la maladie cœliaque n’ont rien de semblable si ce n’est le gluten, protéine que l’on retrouve principalement dans le blé. Le Docteur Kaser Pillai, spécialiste en médecine interne, nous explique les mécanismes de ces trois cas de figure.

L’allergie au gluten

Comme pour toutes les protéines, l’homme peut développer une allergie au gluten. L’allergie implique un mécanisme immunologique où les anticorps IGE, qui sont impliqués, sont responsables des réactions allergiques.

L’allergie touche principalement les enfants et se manifeste par des douleurs intestinales, des diarrhées, des vomissements, des coliques, des éruptions cutanées ou des difficultés respiratoires comme l’asthme. Dans de très rares cas, l’allergie peut conduire à des chocs anaphylactiques provoquant de violentes réactions de l’organisme pouvant causer la mort.

La plupart du temps, l’allergie alimentaire arrive à être suspectée, car les symptômes sont immédiats et surviennent dans l’espace de quelques minutes à deux heures après l’ingestion. Pour la diagnostiquer, l’historique du patient sera pris en compte et le médecin fera des tests cutanés ou sanguins pour détecter la présence d’anticorps IGE.

La maladie cœliaque

Contrairement à l’allergie, la maladie cœliaque est une maladie auto-immune qui se déclare chez certaines personnes génétiquement prédisposées à certains composants de la protéine du gluten. Ici, ce sont d’autres anticorps et cellules immunitaires qui entrent en jeu et endommagent la muqueuse de l’intestin.

Il est assez difficile de reconnaître la maladie, car les symptômes ne sont pas spécifiques et diffèrent d’un individu à l’autre. On peut, toutefois, en citer quelques-uns comme l’anémie, la fatigue, les flatulences, la constipation, la diarrhée et les maux de ventre, entre autres.

Certaines personnes souffrant de diabète de type 1, de problèmes thyroïdiens, de trisomie ou ayant une filiation avec une personne déjà diagnostiquée de maladie cœliaque, sont plus susceptibles de développer la maladie.

Celle-ci, parfois, est confondue avec le syndrome du côlon irritable. C’est pourquoi il est important de faire les bons diagnostics. Dans un premier temps, un test permettant d’identifier les anticorps responsables sera effectué. Si le test est négatif, mais que les symptômes persistent, un test pour déceler la présence du gène impliqué sera fait.

Si ce dernier s’avère encore négatif, une biopsie intestinale sera pratiquée pour vérifier l’état de la muqueuse intestinale. Le suivi de cette maladie se fait à vie, car des cancers peuvent se développer.

L’intolérance au gluten

L’intolérance au gluten n’implique ni une allergie ni un mécanisme immunologique et tous les tests cités plus hauts apparaissent négatifs, bien que les personnes présentent des symptômes. Quand les personnes intolérantes suivent un régime sans gluten, ces dernières se sentent mieux, même si scientifiquement rien n’a été prouvé à ce jour.

Enfin, que ce soit pour l’allergie ou la maladie cœliaque, le traitement vise à exclure totalement le gluten, ce qui rend la vie des patients très difficile.

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