Actu SantéPsychoSanté mentaleSlider

Hypocondrie : un mal qui ronge la vie

L’hypocondrie est un trouble anxieux de la famille des névroses. Elle se caractérise par un état d’extrême anxiété et de peur concernant sa propre santé ce qui impacte sur le train-train quotidien. Elle trouve d’ailleurs souvent son origine dans la peur de mourir et de vieillir.

À chaque signe anormal de l’organisme, l’hypocondriaque va l’interpréter comme une maladie grave. Par exemple, un mal de ventre apparaîtra comme le signe d’un cancer, un mal de tête, comme le symptôme d’une tumeur, etc. Virginie Bissessur, psychologue clinicienne, nous en dit un peu plus sur ce trouble.

Quels sont les symptômes de l’hypocondrie ?

Les symptômes de l’hypocondrie proviennent de troubles réellement ressentis, mais qui vont être surinterprétés par l’individu. Généralement, cela concerne des douleurs quelconques, des problèmes de digestion, des crampes, des palpitations… La moindre douleur fera penser à l’hypocondriaque qu’il est atteint d’une maladie grave, ce qui accentuera les symptômes dont il est affecté.

Dans certains cas d’hypocondrie, il peut arriver que la personne provoque elle-même les symptômes dus à l’anxiété chronique. D’ailleurs, les formes extrêmes de ce trouble font état de crises d’angoisse et d’attaques de panique.

Parfois, l’hypocondriaque ne souffrira d’aucune douleur en particulier, mais pourra s’angoisser du fait que certaines maladies ne présentent aucun symptôme et peuvent évoluer sans être détectées.

Généralement, l’hypocondriaque sait qu’il n’a rien, mais il a ce besoin d’être rassuré en permanence. C’est pourquoi ce trouble peut être difficile à gérer au quotidien que ce soit pour l’hypocondriaque lui-même ou sa famille.

Qui sont les hypocondriaques ?

L’hypocondrie peut toucher n’importe qui, mais elle affecte plus facilement les individus de nature anxieuse et angoissée. Généralement, elle concerne plutôt les adultes, car elle est liée à la peur de vieillir et de la mort. Par conséquent, plus la personne avance dans l’âge, plus l’hypocondrie sera présente. Son origine peut venir d’une expérience traumatisante, comme la maladie d’un proche ou un décès.

Comment se débarrasser de l’hypocondrie ?

Comme l’hypocondrie se manifeste dans certains cas précis, il est possible d’empêcher les crises qu’elle peut provoquer en apprenant à les anticiper. Ainsi, il faut éviter toute situation qui pourrait dérégler son métabolisme. Pour cela, il est important de maintenir une bonne hygiène de vie, c’est-à-dire, manger équilibré, bien dormir et prendre le temps de se détendre.

De même, pour garder un corps en bonne santé, il ne faut pas négliger la pratique régulière d’une activité physique. Pratiquer la relaxation et la méditation peut également être un bon moyen pour gérer son stress. Aussi, s’occuper l’esprit en faisant des activités qui demandent de la concentration (lecture, peinture, jeux de réflexion, etc.) permet de ne pas songer à ses angoisses.

Attention aux mauvaises habitudes en ce qui concerne Internet. Internet ne remplace pas le médecin et s’auto diagnostiquer n’apporte rien de bon. Enfin, Virginie Bissessur recommande aux personnes souffrant d’hypocondrie de consulter un psychologue qui pourra leur prescrire une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) personnalisée.

Hypocondrie, nosophobie, syndrome de Münchhausen : quelles différences ?

Contrairement à l’hypocondrie, la nosophobie est la peur d’attraper une ou plusieurs maladies spécifiques pouvant entraîner un isolement social voire même des troubles obsessionnels compulsifs. Par exemple, il peut s’agir de la peur de contracter une IST (infection sexuellement transmissible) ou encore un cancer.

Le syndrome de Münchhausen est un trouble psychologique qui se caractérise par une volonté d’attirer l’attention en simulant des symptômes ou des maladies que l’on n’a pas. Certains individus peuvent même aller jusqu’à se rendre malades en ingérant des médicaments ou en s’exposant volontairement à des infections pour susciter la compassion.

Mots clés

Articles Liés

Close