MaladiesMaladies sexuellement transmissiblesSlider

VIH : 194 cas détectés de janvier à juin 2017

Le 1er décembre marque la Journée mondiale de la lutte contre le sida. Le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie et d’autres parties prenantes expliquent la situation à Maurice. On note une fluctuation dans le nombre de cas détectés depuis 1987.

Dr Deven Ponnoosamy, médecin et responsable de l’AIDS Unit du ministère de la Santé, met avant que 194 cas de personnes porteuses du VIH ont été détectés de janvier à juin 2017, dont 73 femmes et
121 hommes. L’année dernière, 319 cas ont été enregistrés.

Dr Deven Ponnoosamy, responsable de l’AIDS Unit au ministère de la Santé.

« Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un type de virus qui peut causer la maladie du SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). Le sang ou les liquides biologiques tels que sperme ou les sécrétions vaginales peuvent véhiculer le VIH », explique le médecin. Il fait comprendre qu’une personne a entre 500 à 1 400 CD4. Il s’agit d’un globule blanc qui active les cellules de l’organisme pour produire des anticorps, afin de combattre les infections.

Dès la contamination, le VIH détruit le CD4 peu à peu. Ensuite, le virus se multiplie par millions dans l’organisme. « À un moment donné, le corps ne peut produire une quantité suffisante de CD4 pour lutter contre le virus. Une baisse de CD4 entraîne ainsi une charge virale. La personne est séropositive. Elle est donc porteuse de VIH, mais n’a pas encore développé le sida », ajoute le Dr Deven Ponnoosamy. Il indique qu’il y a trois modes de transmission : les relations sexuelles non-protégées, le contact direct avec le sang contaminé et une transmission de la mère au bébé.

« Il faut qu’il y ait une porte d’entrée pour choper le VIH, par exemple, une plaie, une blessure ou une abrasion. Lors des relations sexuelles, le virus présent dans les liquides biologiques peut être en contact avec une muqueuse. Chez les personnes qui s’injectent de la drogue, la transmission peut avoir lieu par l’échange des seringues contaminés », dit le médecin. Lors de la grossesse, l’accouchement et l’allaitement, le virus se transmet de la mère séropositive à son bébé.

Il est conseillé aux personnes porteuses du VIH, de suivre une trithérapie, soit un traitement par trois molécules. « Le traitement est administré par voie orale, sous forme de comprimés pour les adultes et de solutions pour les enfants. Si une personne séropositive suit son traitement régulièrement, elle peut mener une vie quasiment normale. Il existe également une injection utilisée dans le sérum pendant l’accouchement », précise le
Dr Ponnoosamy.

Il estime que c’est important de se faire dépister en moins de 72 heures en cas de viol, d’une opération, de partage de seringues ou encore des relations sexuelles non-protégées. La période fenêtre peut durer entre trois semaines à trois mois. Cela désigne le délai entre le moment de l’infection et le moment où le corps commence à produire des anticorps anti-VIH. « Une fois l’organisme infecté par le VIH, le système immunitaire s’affaiblit. Des maladies opportunistes sont créées et peuvent être fatales. Le VIH est aujourd’hui une infection chronique tout comme le diabète et l’hypertension.»

Les chiffres du ministère

Le Dr Deven Ponnoosamy rappelle que le premier cas a été détecté à Maurice, en 1987. De 1987 à juin 2017, 6 865 cas ont été notés dont 193 femmes et 6 672 hommes. Il observe une hausse conséquente entre 2001 à 2005.

« De 1987 à 2000, les rapports hétérosexuels constituent le mode principal de transmission. À partir de 2000, nous avons observé que les rapports hétérosexuels et l’usage de drogues par voie intraveineuse étaient les facteurs principaux. Devant cette tendance alarmante, le gouvernement a introduit la substitution par méthadone et le programme d’échange de seringues, en 2006. Nous avons aussi intensifié nos campagnes de communication en allant dans les institutions éducatives et sur les lieux de travail. Ensuite, nous avons commencé à noter une baisse », dit-il. À ce jour, 67 cas chez les enfants ont été décelés.

Année Nombre de cas enregistrés
2001 525
2002 98
2003 225
2004 525
2005 921
2011 401
2012 320
2013 260
2014 322
2015 262
2016 319

 

Mots clés

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer