Anou aprann viv avek diabet
Actu SantéSeniorSlider

Syndrome du nid vide ou quand les enfants quittent le nid familial

« Le syndrome du nid vide » n’est pas nouveau et touche beaucoup de parents, le plus souvent les mamans. C’est une forme de dépression passagère qui survient quand les enfants quittent leurs parents pour faire leurs études ou lorsqu’ils se marient. Pascale Dinan, gériatre et présidente de la Fédération internationale des associations de personnes âgées (FIAPA), nous parle de ce phénomène et nous donne des conseils pour s’y préparer.

Comment se manifeste le syndrome du nid vide ?

Pascale Dinan définit le « syndrome du nid vide » comme un second baby blues. En effet, les parents, jeunes retraités ou sur le point de prendre leur retraite, se retrouvent seuls et doivent faire face à plusieurs émotions qui se contredisent parfois : les sentiments de tristesse et de solitude se mêlent à la joie et la fierté de voir leur progéniture voler de ses propres ailes. Le syndrome s’accompagne également de sentiments comme la morosité ou l’inutilité et peut s’associer à une sensation de vide.

Il peut aussi se manifester par la fatigue, des problèmes de concentration ou encore une extrême inquiétude, si bien que les parents, et plus particulièrement les mamans, auront tendance à appeler leurs enfants plusieurs fois par jour pour prendre de leurs nouvelles.

Aussi, il est indispensable de rappeler que toutes les relations parents – enfants ne se ressemblent pas et que le syndrome peut apparaître différemment selon les familles. La gériatre tient à préciser qu’une famille monoparentale aura certainement plus de mal à surmonter la situation, car elle aura probablement un lien plus fort avec son enfant. Malgré le fait que l’on sait que c’est une étape qui fait partie de la vie, il est nécessaire de s’y préparer.

Comment s’y préparer ?

De manière générale, que ce soit dans les familles monoparentales ou dans les familles nucléaires, l’anticipation est la clé pour maîtriser ce phénomène. Pour cela, il ne faut pas négliger sa propre vie et l’entretenir en dehors de ses enfants. Il est essentiel de garder en tête que les enfants seront à leur tour des adultes et qu’ils auront leur propre vie.

L’objectif de toute figure parentale est de responsabiliser son enfant et de le rendre autonome pour le préparer à sa future vie d’adulte. Il faut alors accepter que l’enfant quitte le domicile familial et apprendre à faire face à la peur de vieillir, car c’est un événement naturel de la vie.

Concernant les familles monoparentales où le lien maternel ou paternel peut être très fort, il est important que le parent s’y prépare en amont en s’octroyant du temps pour lui-même, en faisant des activités qui le passionnent et en gardant une vie sociale active.

Pour les familles nucléaires, il est important pour le couple de se retrouver et de se réajuster à cette nouvelle vie. Bien avant que l’enfant ne quitte la maison, le couple doit maintenir une vie sociale et des activités auxquelles les enfants ne seront pas intégrés.

Une nouvelle étape de la vie qui a aussi de bons côtés

Le « syndrome du nid vide » n’a pas que de mauvais côtés. Il permet d’évoluer, d’entamer un nouveau chapitre de sa vie et de se fixer de nouveaux objectifs. Quand l’enfant quitte la maison, on a plus de temps pour soi et on est libre, ce qui offre de nouvelles opportunités. On peut ainsi favoriser sa vie de couple, se remettre au sport, planifier de nouvelles activités ou en profiter pour voyager…

Enfin, Pascale Dinan nous rappelle que dans cette étape, personne n’abandonne personne et que les parents vont avoir un rôle de soutien, de guide et de conseiller envers leurs enfants devenus adultes.

Mots clés

Articles Liés

Close