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Burn-out : une des conséquences croissantes de la pandémie mondiale ?

Face à l’incertitude et l’anxiété engendrées par la pandémie mondiale du Covid-19, nul n’est à l’abri de faire un burn-out. Faisons le point sur cette conséquence croissante liée au Covid-19 avec le Dr Shawkat Roojee.

Le Covid-19 et ses conséquences, dont le confinement, affecte tout le monde sans exception. Cette pandémie est un terrain fertile pour des crises d’angoisse, d’anxiété et des états dépressifs susceptibles d’affecter un grand nombre de personnes. Celles-ci, n’étant pas à l’abri du stress, peuvent faire un burn-out, estime le consultant en psychiatrie, Dr Shawkat Roojee.

Dr Shawkat Roojee
Dr Shawkat Roojee.

La peur de l’avenir affecte le mental

Selon le professionnel de santé, bien que des bribes d’informations sur le Covid-19 soient partagées avec la population mondiale par des scientifiques, des professionnels de la santé et des décideurs politiques, il est clair qu’il y a beaucoup de flous qui entourent encore ce virus. « Le Covid-19 s’est transformé en une crise insoluble avec des ramifications dévastatrices potentielles et inimaginables pour beaucoup de personnes. De plus, il y a des doutes par rapport aux réactions des autorités concernées et cela affecte davantage l’humeur et les espoirs de la population mondiale, » dit-il.

Bon nombre de personnes ressassent les mêmes idées noires, comme l’angoisse d’être infecté soi-même ainsi que ses proches, la peur d’une deuxième vague ainsi que la peur de perdre son travail. Cette incertitude sur l’avenir débouche sur des pensées plus pessimistes avec pour conséquence d’empêcher les personnes affectées de bénéficier d’un sommeil réparateur. « Ainsi, l’insomnie alourdit le fardeau d’un esprit déjà émotionnellement troublé », fait ressortir le consultant en psychiatrie.

« Le stress et les autres troubles de santé mentale ne cessent d’augmenter face à la pandémie mondiale. Ils sont susceptibles de faire des ravages et d’entrainer un burn-out chez de nombreuses personnes, » soutient le Dr Shawkat Roojee.

« Cette pandémie nous fait comprendre qu’au lieu d’assouvir nos désirs lucratifs, il faut s’aider soi-même afin de surmonter le stress et l’épuisement professionnel, » fait-il remarquer.

Commentant les pratiques de distanciation sociale et l’isolement, le psychiatre indique que ce sont des facteurs qui doivent être pris en compte, tout en comprenant la frustration et la spirale descendante de la positivité pour les gens. « Cela conduit souvent à un sentiment d’abandon et même de suspicion des uns envers les autres. Cela nous fait craindre que nous soyons actuellement confrontés à la possibilité que nous soyons au bord d’une vague de crise de maladie mentale, susceptible d’engloutir le monde au lendemain de cette pandémie, » dit-il.

Aider les frontliners est primordial

Pour le Dr Shawkat Roojee, il est vital d’accorder une attention particulière aux médecins et autres travailleurs de première ligne. « Les frontliners combattent un virus invisible et cela à leurs risques et périls. Souvent critiqués et actuellement surchargés de travail, ces personnes qui sont aussi anxieuses servent la population, qui, de son côté, doit leur montrer son appréciation », fait-il remarquer.

Vu que les travailleurs en première ligne sont davantage susceptibles de contracter le virus, ils sont exposés à un haut niveau quotidien de stress, d’anxiété et d’épuisement professionnel. Ils sont obnubilés par la peur d’infecter leurs proches. « Autant de facteurs qui peuvent les affecter psychologiquement. Cependant, ils répriment leur désir de demander de l’aide, » explique le docteur. Ce dernier conseille aux travailleurs de première ligne de ne pas hésiter à demander de l’aide, en particulier pour soulager leur bouleversement émotionnel et leur tempête psychologique les affectant afin d’arrêter tout épuisement professionnel.

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