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La migraine : bien plus qu’un simple mal de tête

Douleurs au niveau du front, des tempes, de la nuque, autant de symptômes du mal de tête qui affecte pas mal de monde. Mais, parfois, il ne s’agit pas que de douleurs passagères, mais d’un véritable calvaire. Est-ce une migraine, un simple mal de tête ou une céphalée de tension ?  Le point dans cet article, avec le médecin à domicile, Dr Yasheel Aukhojee.

Dr Yasheel Aukhojee.
Dr Yasheel Aukhojee.

Les maux de tête font partie des ennuis de santé les plus courants. Habituellement, ils disparaissent d’eux-mêmes ou après la prise d’un analgésique. Par contre, certains maux de tête peuvent affecter sévèrement le quotidien des personnes atteintes. Il s’agit alors de migraine. Toutefois, il importe de distinguer le mal de tête qu’on appelle une céphalée, de la migraine, indique le Dr Yasheel Aukhojee. Ce dernier explique qu’il existe plusieurs types de maux de tête. Parmi, on retrouve les céphalées de tension, les céphalées vasculaires et la migraine, qui sont les trois formes les plus fréquentes.

Les céphalées de tension

Selon le Dr Yasheel Aukhojee, ce type de mal de tête peut être occasionnel ou chronique. « L’intensité des symptômes est de faible à moyenne. Une pression ou une sensation de serrement est ressentie au niveau du front et des tempes. Elle est parfois accompagnée d’une douleur au cou. Ce type de céphalée ne provoque ni nausées ni vomissements », dit-il.

Les céphalées vasculaires

La fréquence de ce type de mal de tête est d’une fois par jour et peut aller jusqu’à huit fois par jour. Sa durée peut être de quelques minutes à quelques heures, explique-t-il, tout en précisant que la douleur est très intense, pénétrante, mais sans pulsation et se situe d’un seul côté de la tête. « Des larmes, de la congestion et de la sudation peuvent accompagner la douleur », renchérit-il.

La migraine

« Elle peut survenir une fois par année et jusqu’à trois fois par jour. La douleur d’intensité moyenne à élevée, dure de quelques heures à quelques jours, habituellement entre 4 et 72 heures » soutient le professionnel de santé. Il explique que la migraine est de type pulsatile (sensation d’avoir des battements de cœur dans la tête) et  se situe d’un seul côté de la tête. « Elle s’accompagne souvent de nausées, de vomissements et d’hypersensibilité au son et à la lumière », dit-il.

Les signes avant-coureurs de la migraine

Quant aux signes avant-coureurs qui peuvent annoncer qu’un épisode de migraine se prépare, Dr Yasheel Aukhojee indique qu’ils sont la fatigue, une raideur de la nuque, des fringales, des bâillements, des sautes d’humeur et une sensibilité accrue à la lumière, aux odeurs et au bruit. « Ils apparaissent habituellement de quelques heures à deux jours avant la crise », indique-t-il. Selon lui, environ 20 % des personnes qui souffrent de migraine expérimentent un phénomène neurologique qu’on appelle Aura. Celle-ci dure de 5 à 60 minutes et précède la migraine. Elle se manifeste de différentes façons, notamment par des effets visuels (baisse de la vision, éclairs, vision double) ou par des engourdissements au visage, sur la langue ou à un membre, mais encore par des difficultés de langage.

Liste des facteurs de risque de la migraine

En ce qu’il s’agit des facteurs de risque de la migraine, Dr Yasheel Aukhojee indique qu’ils sont de deux types. D’origine non alimentaire, ce sont le stress, la faim ou le saut de repas, la modification des habitudes de sommeil ou un changement de pression atmosphérique. Tandis que les déclencheurs alimentaires les plus fréquents sont l’aspartame, les sulfites, le glutamate monosodique, le chocolat, les charcuteries et les aliments fermentés ou marinés. Cependant en ce qu’il s’agit des déclencheurs d’ordre personnel ou environnemental, le médecin soutient que c’est un environnement bruyant ou une lumière vive, le manque ou l’excès d’activité physique, les odeurs inhabituelles (celles des parfums, du tabac), les changements hormonaux, certains médicaments, mais aussi l’alcool surtout le vin rouge et la bière, le café et les boissons gazeuses ainsi que les fromages vieillis.

La prévention de la migraine

La première étape de la prévention des migraines consiste à découvrir les éléments ou les situations qui déclenchent les crises, indique le médecin. Ce dernier conseille au patient d’avoir un journal des migraines qui permettra de consigner les circonstances entourant un épisode de migraine (aliments consommés, symptômes présents, état psychologique, conditions environnementales, entre autres).

Par la suite, il soutient qu’il faut aussi adapter son mode de vie en veillant à réduire son niveau de stress et ne pas sauter de repas. « Il faut aussi privilégier une bonne hygiène de sommeil, faire de l’exercice physique régulièrement », renchérit-il.

Le traitement de la migraine

« Si vous souffrez de simples maux de tête, il y a fort à parier que l’usage d’analgésiques en vente libre s’avérera suffisant pour contrer la douleur. Cependant, si vos maux de tête sont intenses, récurrents ou s’accompagnent de symptômes avant ou pendant l’épisode, il pourrait s’agir de migraines. Il est important de consulter un médecin pour obtenir un diagnostic », précise le Dr Yasheel Aukhojee. Toutefois, il ajoute que si vous souffrez de migraines, il se pourrait que les analgésiques sans ordonnance ne soient pas suffisants. Si tel est le cas, il vous conseille d’appeler votre médecin afin qu’il vous prescrive un médicament plus puissant, spécialement destiné au soulagement des migraines.

« Quels que soient les médicaments que vous utiliserez pour le soulagement de vos maux de tête ou de vos migraines (analgésiques, antimigraineux ou médicament préventif), votre pharmacien peut aussi vous renseigner sur leurs bienfaits, leurs modalités d’usage, leurs effets secondaires et le risque d’interactions avec les autres médicaments que vous prenez. Faites donc appel à son expertise », dit-il. Ce dernier ajoute pareillement que la migraine se trouve à être bien plus qu’un simple mal de tête passager. « Si vous ne savez pas exactement de quel mal vous êtes affligé, ne vous cassez pas la tête. Consultez votre médecin pour obtenir un diagnostic. Par la suite, vous pourrez prendre les mesures nécessaires pour réduire l’impact de la migraine sur votre bien-être et votre qualité de vie », conclut le médecin.

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