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PILS : l’importance du dépistage

En décembre, PILS lance une campagne de communication nationale axée sur l’importance du dépistage du VIH avec le soutien de ses partenaires, de l’État et de la société civile. Des journées de dépistages sont également prévues. La mission de PILS est de représenter, mobiliser et renforcer les ONG et les communautés vulnérables de Maurice, afin qu’elles militent, à travers un plaidoyer, pour un engagement politique et l’amélioration de la réponse nationale dans un environnement favorable au niveau national, régional et mondial.

« Il y a 20 ans, lorsque PILS a été créé, on ne prononçait même pas le nom de cette maladie et on ne comprenait pas ce qui se passait. Aujourd’hui, il est vrai que le tabou est moins important, mais le silence persiste, notamment dans les écoles, les familles et les couples. Nous ne comprenons pas, qu’en 2017, il n’y ait pas de programme d’éducation sexuelle dans toutes les écoles », s’insurge Nicolas Ritter, directeur exécutif de PILS.

Il note toutefois des améliorations en grande partie liées aux changements de politiques qui permettent une meilleure prise en charge des personnes, vivant avec le VIH ou des populations clés, c’est-à-dire, les personnes qui s’injectent des drogues, les travailleuses du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes.

Nicolas Ritter estime que Maurice dispose de tous les outils pour mettre fin à l’épidémie. « Pour cela, il faut aller plus loin dans la réforme des lois et des politiques qui prônent l’exclusion, et engager toute la population dans cette lutte. Ce ne sera possible qu’à travers une prise de conscience collective et surtout une véritable volonté politique. »

Pour les personnes qui vivent avec le VIH et les populations clés, PILS offre une caravane de santé qui parcourt l’île. Elle propose le dépistage du VIH et des soins primaires, une infirmerie qui offre des consultations médicales gratuites de base avec plusieurs types de dépistage (VIH, hépatites, maladies sexuellement transmissibles), un suivi dans le traitement des Infections Sexuellement Transmissibles, le dépistage communautaire et démédicalisé (qui permet à un personnel non-médical comme un pair-éducateur de réaliser un test rapide du VIH et le counselling), des conseils et orientations vers les services de prise en charge, l’éducation thérapeutique, les groupes d’auto-support et un service d’aide légale et une hotline (8999).

Les chiffres de PILS

En 2016 uniquement :

319

nouveaux cas de Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) enregistrés (190 hommes et 129 femmes), dont
104 nouveaux cas parmi la population des Personnes qui s’Injectent des Drogues (PID), soit 32.6 %

9

médecins référents étaient impliqués dans la prise en charge des PVVIH

397

détenus vivent avec le VIH dont 304 sous ARV.

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