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Forte Chaleur oblige : des règles à respecter pour prévenir l’intoxication alimentaire

La forte chaleur et le fort taux d’humidité sont des conditions propices pour que survienne une intoxication alimentaire. Pour prévenir cela, il suffit de bien cuire les produits tels que la viande, le poisson, le poulet et les fruits de mer. Une intoxication alimentaire peut aussi surgir après avoir consommé du lait ou des œufs. Le point avec la doctoresse Ridwana Kurreeman, médecin généraliste à la clinique Chisty Shifa.

« Une intoxication alimentaire est une infection digestive due à l’ingestion récente d’aliments ou d’eau contenant des bactéries, des parasites, des virus ou des poisons », précise la doctoresse Ridwana Kurreeman. Ce type d’intoxication survient particulièrement en période de forte chaleur, le plus souvent après avoir consommé des œufs, des produits laitiers ou de la viande.

Dr Ridwana Kurreeman, médecin généraliste à la clinique Chisty Shifa.
Dr Ridwana Kurreeman, médecin généraliste à la clinique Chisty Shifa.

Intoxication alimentaire v/s gastroentérite

Les agents pathogènes les plus fréquemment confirmés et responsables de l’intoxication alimentaire sont la salmonelle, le campylobacter, la listeria, le colibacille, aussi connu comme l’Escherichia coli ou E-coli. C’est ce qui différencie l’empoisonnement alimentaire et la gastroentérite qui provient d’un virus. « La gastroentérite va se présenter environ 24 à 48 heures après le contact avec la personne malade, tandis que l’intoxication alimentaire se manifeste dans les heures qui suivent la consommation d’un aliment contaminé », souligne-t-elle.

Elle ajoute que le fait que d’autres personnes de l’entourage ayant partagées le même repas tombent aussi malade est également signe qu’un des aliments consommés contenait un des agents pathogènes responsable de l’intoxication alimentaire. « En général, le caractère très brutal et très bref des vomissements signe plutôt en faveur d’une origine alimentaire. Par contre, lorsqu’il y a de la fièvre, des douleurs abdominales et que cela dure plusieurs jours, c’est généralement plutôt une infection digestive », dit-elle.

Déshydratation

L’intoxication alimentaire se manifeste le plus souvent par une symptomatologie gastro-intestinale : douleurs abdominales, diarrhées, nausées et vomissements, fièvre, maux de tête, fatigue et déshydratation. Mais, selon le médecin, tout le monde ne réagit pas de la même façon. « Certains n’ont qu’un ou deux signes, parfois très discrets, alors que d’autres sont atteints de façon plus brutale. L’intensité du malaise varie selon le germe et la fragilité de chacun », affirme-t-elle.

La prise en charge médicale d’une intoxication alimentaire consiste à soulager les symptômes. Le paracétamol est préconisé en cas de fièvre, par exemple ; un médicament anti-nauséeux, en cas de nausées ou de vomissements ; un antidiarrhéique, en cas de diarrhée ; un antispasmodique, en cas de crampes abdominales, explique le médecin.

Selon elle, il faut seulement s’armer de patience et attendre que l’estomac « se calme ». « Il est conseillé d’éviter les aliments solides et de boire de l’eau, en petites gorgées, afin de s’hydrater. » Le Dr Kurreeman fait ressortir que si la déshydratation du patient est trop importante, une hospitalisation doit être envisagée afin de réhydrater et de nourrir le patient par voie intraveineuse.

Hygiène sécuritaire

La prévention de l’empoisonnement alimentaire nécessite une bonne hygiène et une attention particulière à tous les stades de la chaîne alimentaire, de la production à la préparation des aliments. « Il est possible d’éviter les intoxications alimentaires en adoptant de bonnes règles de salubrité », souligne-t-elle. Elle cite en exemple le choix sécuritaire qui consiste à consommer des produits laitiers pasteurisés. Les aliments doivent aussi être entreposés ou conservés à des températures adéquates avec un refroidissement variant entre 0o à 4o Centigrade ou entre 65o et 70o Centigrade. Les aliments cuits ne devraient pas rester à température ambiante pendant plus de deux heures.

Il faut également avoir une bonne cuisson afin de détruire tous les agents pathogènes qui peuvent être présents dans les aliments qu’on prépare. La consommation de bœuf haché saignant n’est pas recommandée. Les aliments crus ne devraient pas entrer en contact avec des aliments cuits. Ajouté à cela, il est recommandé de laver régulièrement les plats et ustensiles qui sont utilisés pendant la préparation des aliments. Cela, afin d’éviter les contaminations croisées ou directes. Une bonne hygiène personnelle est également nécessaire, comme se laver les mains avec de l’eau et du savon et d’autres habitudes hygiéniques sécuritaires.

Bonne conservation

Il n’est pas conseillé de recongeler un aliment ou un plat décongelé. « C’est une règle de base à ne surtout pas oublier », souligne la doctoresse. Elle ajoute qu’une fois cuisinés, les aliments doivent être consommés, réfrigérés ou congelés dans les deux heures qui suivent leur préparation. « Tous les restes d’aliments cuisinés doivent être placés au réfrigérateur après les avoir laissés refroidir le plus rapidement possible après le repas », fait-elle ressortir. Ces aliments doivent être placés dans des récipients propres n’ayant pas servi à la cuisson ou au service. Tous les aliments qui vont au réfrigérateur doivent être recouverts ou placés dans des contenants hermétiques.

 

 

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