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Bien-être : Les joies du jardinage

Durant le confinement, de nombreux Mauriciens ont redécouvert la culture de la terre. Le jardinage les a aidés à meubler, mais également à produire leurs propres légumes et fruits frais. Aux États-Unis, de nouvelles recherches ont récemment révélé que le jardinage pouvait améliorer le bien-être émotionnel d’une personne autant que le vélo, la marche ou les repas au restaurant.

Comment ? Nous avons posé la question au psychiatre Dr Abhijay Runjeet qui a répondu : « Le jardinage est une activité apaisante qui permet à une personne de se connecter à la nature, tout en stimulant son physique, son mental, ses sensations et ses relations qui favorisent ensuite son bien-être émotionnel. » La nature apaise les émotions négatives et éveille les émotions positives, car à son contact, certaines zones du cerveau sont davantage sollicitées, avec pour conséquences moins de déprime et plus de créativité et d’enthousiasme.

« La nature nous donne accès à la source de notre vitalité et à nous-mêmes. Une véritable connexion à la nature nous relie à la terre et aux autres êtres vivants, en renforçant ainsi notre sentiment d’appartenance, » renchérit-il.

Pascal Laroulette : « Mon potager me procure un bien fou chaque matin »

Sur le balcon, la terrasse ou une petite parcelle de terrain devant la maison, le jardinage a été un excellent moyen de se ressourcer. Tel est le cas pour Pascal Laroulette. Ce jeune cadre, qui habite à Pointe-aux-Sables et âgé d’une trentaine d’années, est un amoureux de la nature et des montagnes. Il consacre son temps à cultiver la terre, mais en privilégiant les plantes comestibles, notamment les aromates, plantes médicinales, tubercules et autres légumineuses, entre autres.

Son objectif est de réduire sa consommation de produits industriels et atteindre une certaine autosuffisance alimentaire. Pascal Laroulette indique que grâce à l’agriculture écologique, il peut désormais produire ses propres fruits et légumes. Il s’est lancé le défi de consommer uniquement les produits de son potager durant une année. Il ajoute que cultiver son potager le permet de faire des économies conséquentes.

Chaque matin, de 5h00 à 8h00, le jeune homme fait le paillage du sol en utilisant ses déchets ménagers verts, entre autres. « Les plantes cultivent ma patience tout en boostant ma confiance en soi. J’avoue que travailler la terre chaque matin me procure un bien fou. En ce moment, il y a moins de pollution et c’est aussi génial de se connecter à la nature. C’est une activité qui apaise mon mental et me permet de me rapprocher avec mes voisins qui cultivent eux aussi leur potager. On s’échange nos légumes », explique Pascal Laroulette.

Ce dernier fait ressortir qu’il a aussi démarré l’aquaponie, notamment la création d’un écosystème entre la culture de ses végétaux et l’élevage de poissons dont les déjections serviront ensuite d’engrais pour faire pousser ses fruits et légumes. « Au final, le jardinage me permet d’être dans le moment présent, de prendre conscience de mon potentiel créatif, de développer ma patience et de faire le vide tout en améliorant la qualité de ma vie, » conclut-il.

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