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Burn-out : comment reconnaître et prévenir l’épuisement professionnel ?

Tout comme le stress, le burn-out fait partie de ces maux qui rongent la vie. Alors que les cas d’épuisement professionnel ne cessent d’augmenter, est-il possible de les éviter ? Comment reconnaître un burn-out d’un simple coup de fatigue ? Les explications et conseils de Sandi Putchay, coach de vie.

Qu’est-ce qu’un burn-out ?

Le terme de burn-out est apparu pour la première fois dans les années 1970 avec le Dr Herbert Freudenberger, psychologue. Il se caractérise par un état de fatigue extrême tant sur le plan physique qu’émotionnel. Le burn-out n’est pas la conséquence d’un travail acharné ni même de longues journées. En effet, les dernières études ont démontré que celui-ci survient lorsque la charge de stress au travail persiste sur le long terme ou lorsque le travail entraîne un épuisement physique ou émotionnel.

Le burn-out peut également survenir chez un individu lorsque celui-ci n’arrive pas à atteindre ses objectifs au travail malgré tous les efforts qu’ils fournissent. Les conséquences d’un burn-out sont multiples et peuvent conduire à des problèmes de santé physique et psychologique.

Quels sont les symptômes d’un burn-out ?

Plusieurs études ont défini trois composantes du burn-out à savoir :
• L’épuisement qui contrarie la personne, trouble son sommeil et peut la rendre souvent malade.
• Le cynisme : l’individu se sent aliéné et manque d’entrain au travail
• L’inefficacité qui entraîne une perte de confiance en ses propres performances au travail et diminue sa productivité

Le stress psychosocial, dont souffre les personnes atteintes d’épuisement professionnel, altère leur fonctionnement personnel et social. Il a également des répercussions sur leur système neurologique et leurs capacités cognitives. Avec le temps, les effets du burn-out peuvent conduire à des troubles de la mémoire, de l’attention et des problèmes émotionnels. De plus, une étude menée sur 9 000 personnes a révélé que le burn-out augmentait sérieusement/considérablement les risques de maladie cardiovasculaire.

« Se sentir dépassé par les responsabilités, fatigué, sans énergie, négatif, désespéré face à sa vie professionnelle, impatient et ne plus avoir de motivation sont autant de signes qui prouvent que l’on est atteint d’un burn-out, indique Sandi Putchay.

Comment surmonter un burn-out ?

« Si vous ressentez les effets du burn-out ou si vous êtes inquiet parce que vous sentez que vous pouvez y être sujet, sachez qu’il existe plusieurs moyens de le prévenir », souligne le coach de vie. Les psychologues suggèrent de trouver des solutions pour rendre la charge de travail plus facile à gérer comme par exemple, déléguer certaines tâches, savoir dire “non” plus souvent quand on est trop sollicité ou encore écrire dans un cahier ce qui est source de stress au travail.

Cependant et pour le surmonter, il ne faut pas seulement travailler sur le stress lié à la charge de travail. En effet, il faut également réapprendre à se relaxer et à apprécier à nouveau la vie de manière générale. Un des moyens les plus simples de gérer son état émotionnel et de contrer l’épuisement professionnel est de faire du sport. Bon nombre d’études ont démontré que pratiquer une activité physique régulière était bénéfique pour la santé mentale et physique. En plus, faire de l’exercice aide à réduire le stress, à remonter le moral et améliorer la qualité de vie.

D’autre part, avoir un objectif dans la vie diminue l’effet de l’épuisement professionnel. En effet, exercer un métier que l’on aime et qui a du sens à nos yeux réduit considérablement les chances de faire un burn-out. Parfois apprécier ce que l’on fait est bien plus important que le salaire gagné, les heures travaillées ou même les promotions reçues.

Mieux vaut prévenir que guérir…

Il est préférable de prévenir le burn-out plutôt que de le traiter une fois qu’il s’est installé. Même s’il n’y a pas de recette miracle, commencer par bien manger, dormir suffisamment, maintenir des niveaux stress raisonnables, se fixer des limites et se relaxer, permet d’écarter le burn-out. De plus, avoir conscience de ce que l’on peut supporter ou non est très utile dans la prévention de ce syndrome.

« Pour éviter le burn-out, l’idéal est d’avoir un travail qui a du sens et que l’on aime. En fin de compte, ce n’est pas la destination qui compte mais le chemin que l’on fait pour y parvenir », conclut Sandi Putchay.

Ce que dit l’OMS sur le burn-out

Le 28 mai dernier, dans sa onzième Révision de la Classification internationale des maladies, l’OMS n’a pas reconnu le burn-out ou l’épuisement professionnel comme étant une maladie. En effet, ce dernier est considéré comme un phénomène lié au travail car il s’agit de « facteurs influant sur l’état de santé ».

D’ailleurs, selon la définition de l’OMS, “le terme de burn-out désigne spécifiquement des phénomènes relatifs au contexte professionnel et ne doit pas être utilisé pour décrire des expériences dans d’autres domaines de la vie.”

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