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Manucure semi-permanente : y’a-t-il des dangers pour la santé ?

Avoir des ongles de rêve pendant plusieurs semaines sans que le vernis ne s’écaille ? C’est la promesse des manucures semi-permanentes, même s’il est vrai que leur efficacité n’est plus à prouver, sont-elles pour autant sans danger pour la santé ?

Le principe d’une manucure semi-permanente

La manucure semi-permanente est une technique très agressive pour les ongles. Le vernis utilisé est un combiné de vernis gel acrylique et de vernis classique. La manucure résulte d’un ponçage des ongles, suivie de plusieurs couches de vernis séchées tour à tour sous une lampe à UV. Une fois terminée, la manucure peut tenir deux semaines, voire plus.

Quels sont les risques sur la santé ?

Tout d’abord, il faut savoir que le plus dangereux reste la pose, même si les composants chimiques du vernis restent évidemment discutables. Ce type de manucure a pour effet de fragiliser les ongles à cause du ponçage qui les affine. Cela peut notamment occasionner des mycoses ou des infections bactériennes. D’autre part, les lampes à UV utilisées pour le séchage peuvent être source de brûlure et de photosensibilisation. Elles peuvent même favoriser le développement de mélanome (cancer de la peau) sur les mains ou les ongles, après un nombre répété de manucures, surtout lorsqu’il existe des antécédents familiaux.

Quelles précautions prendre ?

Même si les risques sur la santé sont peu élevés, il est important de les prendre en considération tout comme il est important de bien choisir son salon. Pour éviter de mauvaises surprises, mieux vaut donc espacer les rendez-vous chez l’esthéticienne de quelques mois entre deux poses. Aussi, il est fortement déconseillé de garder sa manucure plus de deux semaines. Enfin, pour se protéger de l’exposition aux lampes à UV, certains spécialistes recommandent même d’appliquer de la crème solaire sur les mains avant de se faire poser le vernis.

Risques d’infections élevés

L’humidité est l’une des causes principales des infections et des mycoses

Les vernis à ongles peuvent être à l’origine de certaines infections. L’humidité est l’une des causes principales des infections et des mycoses. « Il faut savoir que l’humidité s’installe entre la couche de vernis et la surface des ongles. C’est pourquoi nous conseillons aux femmes de ne pas porter de vernis trop longtemps », indique le podologue Valery de Falbaire.

Avec le temps, l’humidité fait la place aux bactéries qui se répandent plus facilement et c’est ainsi que les mycoses apparaissent. Les ongles doivent pouvoir respirer de temps en temps, entre les poses de vernis.
« Les bactéries ne sont pas visibles à l’œil nu et c’est pourquoi il est indispensable de prendre plus de précautions pour éviter d’avoir des mycoses », souligne notre intervenant.

Pour ce qui est des traitements, il existe plusieurs alternatifs dépendant de la gravité de la situation, selon le podologue. Le vinaigre de cidre peut être parmi les traitements naturels pour soigner les mycoses. Il est à appliquer sur l’ongle tous les jours. Il est aussi possible de consommer une cuillère à bouche dans un grand verre d’eau tous les matins.

Les professionnels doivent mieux se protéger

Allergies cutanées, asthme, maux de tête… Les professionnels du soin et de la décoration des ongles sont exposés à une soixantaine de substances “très préoccupantes” et doivent mieux se protéger, avertit l’agence de sécurité sanitaire (Anses) dans un rapport publié.

L’agence recommande à ces professionnels de renforcer “les mesures de prévention du risque chimique afin de réduire au minimum les expositions à des agents chimiques dangereux”. Elle préconise “la recherche de produits de substitution”, une meilleure ventilation (générale et localisée via des tables aspirantes) et le “port d’équipements de protection individuelle adaptés” (gants, masques).

696 substances ont été identifiées dans la composition des produits utilisés ou dans les atmosphères de travail.

Réalisés par des prothésistes ongulaires et des esthéticiennes, ces soins connaissent un essor spectaculaire ces dernières années : pose de vernis classique ou semi-permanent, manucure, pose de faux ongles (avec des gels ou des résines) et techniques de décoration (“nail art”).

Selon l’enquête des experts de l’Anses, “696 substances ont été identifiées dans la composition des produits utilisés ou dans les atmosphères de travail”. Parmi elles, “60 ont été jugées très préoccupantes” et “figurent dans la classe de danger la plus élevée” (classées cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction et/ou inscrites sur une liste de perturbateurs endocriniens potentiels).

90 autres sont jugées “préoccupantes”.

Au premier rang des accusés, la famille des (méth)acrylates, substances utilisées dans les produits de façonnage des ongles artificiels (gel, résine). Potentiellement “irritants, sensibilisants et neurotoxiques”, ces composés sont “majoritairement responsables” des allergies cutanées observées chez certains professionnels et “peuvent également être mis en cause dans certains problèmes respiratoires”, comme l’asthme.

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