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Reconnaître et prendre en charge les troubles du comportement : un enjeu de taille

La série d’événements organisée par l’ONG, le Groupement FIAPA, les 25, 26 et 27 février derniers a été couronnée de succès. Le thème choisi était : “Reconnaître et prendre en charge les troubles du comportement des sujets âgés ayant des troubles neurocognitifs”. Pour la cinquième année consécutive, Sylvie Bonin-Guillaume, Professeure de gériatrie au CHU de Marseille, était l’invitée d’honneur de ces activités.

L’objectif de ces journées était de sensibiliser les seniors et l’ensemble du corps médical sur les questions que suscitent les troubles du comportement et qui touchent les personnes atteintes de démence, d’Alzheimer, de Parkinson et autres troubles neurocognitifs. Les médecins, aides-soignants, paramédicaux et responsables de maisons de retraite, qui ont participé à la formation donnée par l’ONG, ont pu également partager leurs expériences afin de mieux prendre en charge le problème.

Identifier les troubles du comportement

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Il existe 12 troubles du comportement, dont l’agitation motrice et verbale, l’agressivité, la déambulation, les fugues, les hallucinations, la dénutrition, la dépression, l’euphorie, l’apathie, l’angoisse ou encore l’insomnie. Ces troubles du comportement laissent souvent les familles et le personnel des maisons de retraite démunis et dans le désarroi. C’est la raison pour laquelle il est important d’apprendre à les identifier et de se former afin d’offrir une meilleure prise en charge aux aînés touchés.

Les solutions pour prendre en charge les seniors montrant des troubles du comportement

Aujourd’hui, la prise en charge des personnes souffrant de ces troubles est en grande partie médicamenteuse (à 80%). Toutefois, comme le souligne, le Dr. Pascale Dinan “la prise en charge médicamenteuse ne règle pas le problème ; elle ne fait que l’éviter.” Ceci s’explique par un manque de connaissances sur le sujet, notamment auprès des individus concernés ainsi que des professionnels de la santé.

La solution est donc de développer une prise en charge non médicamenteuse, en essayant de comprendre le patient en se posant les bonnes questions. Pour cela, tous les professionnels de la santé doivent travailler main dans la main, échanger et partager ce qu’ils ont appris. “C’est une méthode qui existe en France et qui a déjà fait ses preuves”, indique la présidente du Groupement FIAPA. D’autre part, une approche bienveillante et non autoritaire semble également être une solution à une meilleure prise en charge du problème.

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