
Depuis le début du confinement, nombreux sont celles et ceux qui partagent leurs recettes sur les réseaux sociaux. Parmi celles qui font fureur : la recette du pain maison. Le fait maison n’a jamais été aussi tendance. Un mouvement qui contribue à une meilleure hygiène de vie, comme nous l’explique Divya Ruhee, notre nutritionniste.

« 54.2% de notre population est en surpoids ou obèse, et 44.1% souffre de cholestérol. Des chiffres alarmants pour un pays comme le nôtre », s’inquiète la nutritionniste. « Avant le confinement peu de gens prenaient le temps de cuisiner, soit par manque de confiance en soi, soit par manque de temps. Mais depuis le couvre-feu, il se pourrait que les habitudes alimentaires changent », indique-t-elle. Des recherches ont d’ailleurs démontré que prendre des repas en famille était lié à une meilleure alimentation.
Fini les fast-food et les repas industriels
Grâce au confinement, nous avons tout le loisir de cuisiner. Et comme les fast-food sont fermés, il nous est moins possible d’être tentés. Une bonne chose puisqu’en général les plats industriels ou les fast-food ne sont pas sains pour la santé. Ils contiennent beaucoup de colorants, conservateurs, arômes ajoutés, sauces, sucres etc… Certains plats contiennent trop de sel ce qui favorise la rétention d’eau, l’hypertension et même l’obésité. « Ce type de produits favorise le mauvais cholestérol, le diabète mais aussi les maladies cardio-vasculaires, dangereuses pour notre santé », souligne Divya Ruhee.
D’ailleurs, dans ces plats, les bons aliments sont souvent en quantité minime, noyés au milieu d’autres ingrédients dont la plupart sont chimiques. Des pâtes cuisinées ou un sandwich vendus dans le commerce peuvent ne contenir que très peu de protéines, de vitamines et sont bourrés de sel, beurre huile ou crème.
Place à une alimentation saine et équilibrée
« L’avantage du fait maison, c’est que vous pouvez vous-même préparer des plats équilibrés avec des aliments sains que vous aurez choisis et qui vous feront plaisir », explique la nutritionniste. « Nul besoin d’être un grand chef, ni de faire de la grande cuisine. Il vous suffit d’avoir à disposition une variété de légumes frais et surgelés, du poisson, de la viande maigre comme le poulet et des fruits de saison. Puis, quelques herbes et aromates pour relever le tout », rassure-t-elle.
Cuisiner ses plats, c’est aussi avoir la main mise sur les quantités de graisses, de sel et de sucre. C’est aussi pouvoir contrôler la qualité des produits. Un double avantage quand on sait que certains produits transformés ont une origine plus que douteuse. Un facteur qui nous incite à renouer avec le fait maison et la culture du potager, selon la nutritionniste. Et puis, cuisiner comme le faisaient nos grands-mères permet de se réapproprier les aliments, leurs odeurs, leurs textures, sans aucune transformation.
Vive les économies et les astuces anti-gaspillage !
Autre avantage non négligeable du fait-maison en cette période particulière : il ne pèse pas lourd dans le porte-monnaie. Chacun peut réaliser des plats goûteux en fonction de ses moyens. Ce qui est certain, c’est que l’on fait moins de dépenses inutiles en passant derrière les fourneaux.
Divya Ruhee précise aussi que « le fait maison permet aussi de développer la créativité et permet de passer plus de temps en famille. Profitons de ces derniers jours de confinement pour cuisiner avec la famille ».
Faire la cuisine c’est aussi faire un geste pour l’environnement. On évite le gaspillage alimentaire et on décline les plats de la veille en repas rapides le lendemain. On produit moins de déchets car moins d’emballages. Et consomme intelligemment, de manière raisonnée et écologique.




