Grippe : causes et traitements

On associe souvent la grippe au changement de saison sans vraiment avoir des informations exactes sur les facteurs responsables.
Nez qui coule, fatigue, maux de tête, faiblesse extrême, toux qui n’arrête pas… autant de symptômes qui peuvent être récurrents lors des changements de saison. La faute aux températures ? Pas directement, affirme le médecin et directeur de Médecin à domicile, le Dr Yasheel Aukhojee.

« Bien sûr, il est possible d’attraper un rhume en entrant dans une salle surclimatisée alors qu’il fait 28 degrés à l’extérieur, mais ce n’est pas la raison principale de ces épidémies de rhume durant le changement de saison. Certains groupes de virus aiment les températures douces et profitent d’une baisse de nos défenses immunitaires pour attaquer notre organisme. Nous passons à des températures froides aux températures chaudes et voilà que, comme chaque année à la même période, nous tombons malades. Nos grands-parents avaient tendance à accuser le changement de saison, mais aujourd’hui, nous savons, qu’en réalité, ce n’est pas la chute ou la montée de la température qui provoque les maladies ».
Les changements de température permettent surtout à certains virus de prospérer. Les études montrent que certains types de virus, comme le rhinovirus et le coronavirus, sont les principaux agents du rhume, explique le Dr Yasheel Aukhojee. « Ces virus profitent des températures plus douces pour prospérer comme lors du changement saisonnier de température. C’est donc une période favorable à la propagation de ces virus. Ces derniers se transmettent par les gouttelettes qui circulent quand une personne infectée tousse ou éternue ».
Beaucoup de liquides
Consommer beaucoup d’eau ou d’autres liquides, comme des jus de fruits et des bouillons chauds, entre autres. On peut ainsi combattre la déshydratation et s’assurer que les sécrétions de mucus soient moins épaisses et donc plus faciles à expulser.
Privilégier le traitement symptomatique, comme les vitamines et les antipyrétiques. Ensuite, il est conseillé de désobstruer le nez avec du sérum physiologique et se gargariser avec de l’eau salée pour soulager les maux de gorge, si nécessaire.
Une alimentation équilibrée, de l’exercice physique régulier, un bon sommeil et peu, voire pas, de stress aident à maintenir un système immunitaire efficace.
En plus d’une bonne hygiène de vie, certains réflexes peuvent vous aider à limiter les risques de transmission pendant la période épidémique. Ce sont des gestes simples qui sont rudement efficaces, comme se laver les mains régulièrement avec du savon et de l’eau, l’utilisation de mouchoirs en papier à usage unique qu’il faut jeter dans une poubelle fermée, se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir à chaque éternuement et toussotement, éviter tout contact avec les personnes malades et l’aération quotidienne de la chambre ou du bureau.
Il est aussi important de s’accorder du repos à la maison et d’éviter de contaminer son entourage et, surtout, d’appeler ou de consulter un médecin si les symptômes persistent. Attention, il faut éviter toute automédication ou de prise d’antibiotiques sans l’avis du médecin. Notez qu’il ne faut pas donner de l’aspirine à un enfant fiévreux, mais plutôt du paracétamol.
Il arrive parfois que les symptômes se manifestent de façon violente ou qu’ils ne se manifestent pas tous à la fois dans les cas sévères, les cas avec des complications ou encore pour les patients à haut risque, comme les enfants ou les personnes âgées. Dans une telle situation, il ne faut pas faire l’autruche, attendre une guérison spontanée ou encore jouer la carte de l’automédication. Consultez plutôt votre médecin. Lui seul est habilité à diagnostiquer et à traiter convenablement la maladie.




