BeautéSliderSoins du visage

Les chirurgies esthétiques et plastiques : quels sont les risques ?

Quelle est la fiabilité d’une chirurgie esthétique ? Les chirurgies esthétiques et plastiques peuvent causer des séquelles à la fois physiques et psychologiques sur un patient. Le Dr Kheldass Jugun nous en parle.
Un chirurgien vous dira que toute intervention chirurgicale comprend des risques auxquels les patients sont exposés.

Pour le Dr Kheldass Jugun, chirurgien plastique et spécialiste de la chirurgie reconstructive, il est important d’éduquer le patient sur les risques et les conséquences des diverses interventions, qu’elles soient mineures ou majeures. Il lui est, d’ailleurs, arrivé de renvoyer un patient qui n’est pas préparé pour une intervention.

« Les patients qui nous approchent pour une intervention le font généralement parce qu’ils veulent améliorer une partie de leur corps. Il est arrivé dans certains cas que des patients ne sachent pas exactement ce qu’ils veulent. Dans ce genre de cas, leur besoin de faire une telle intervention est lié à un trouble psychologique », fait ressortir le chirurgien. Pour ce dernier, chaque patient doit être conscient de ses limites.

« C’est pour cela qu’il est important que nous les rencontrions avant l’intervention, afin de leur exposer à la réalité. Une patiente très fine ne pourra pas faire un implant mammaire d’un bonnet D par exemple ».

Les risques

Douleurs, rougeurs et fièvre sont autant d’effets secondaires dont se plaignent les patients après ce type d’intervention. Les risques plus graves sont minimisés, lorsqu’un patient souffre de diabète ou encore de problème cardiaque. Le chirurgien indique, toutefois, que les deux principaux risques connus de ce type de chirurgie sont le saignement et l’infection.

L’hémorragie, soit le saignement interne, peut être causée par un petit effort après l’opération. Un saignement mineur se résorbera par lui-même, au cas contraire le chirurgien devra procéder à un drainage. En cas de saignement externe et si la situation persiste, le chirurgien devra rouvrir l’incision. La coagulation sanguine est contrôlée afin d’éviter ce genre d’incident.

Certains médicaments, comme l’aspirine, favorisent le saignement et le patient devra donc arrêter son traitement avant d’être opéré. « Une infection se manifeste souvent 48 heures après l’opération, car les bactéries prennent du temps pour se développer ». L’infection peut être due à une contamination microbienne pendant l’opération. Pour éviter une éventuelle contamination, la patiente est opérée sous antibiotiques. Elle en reçoit après l’intervention pour éviter d’être infectée par les germes.

Le temps de cicatrisation varie d’un patient à un autre. Certains créent l’exacte quantité de tissu nécessaire à une soudure fine et souple, alors que d’autres en produisent beaucoup trop. En cas d’intervention mineure, un patient prendra entre une et deux semaines pour guérir, alors que pour une intervention majeure la convalescence prendra un mois en moyenne.

Une addiction

Dans tous les cas, patient et chirurgien définissent ensemble, au préalable, le but à atteindre. « Il est important pour nous que le patient soit préparé. C’est pour cette raison que nous leur faisons signer une fiche de consentement ».

Face à ce besoin de perfection, il peut s’avérer parfois qu’un patient n’est pas satisfait du résultat de la chirurgie. Dans ce cas vient la possibilité d’une intervention de retouche. « Le pourcentage de chance de réussite dépendra souvent de la gravité de l’intervention », explique le Dr Jugun.

Souvent, ce nouvel aspect physique bouleverse complètement l’équilibre et affecte la santé mentale du patient. La chirurgie esthétique a créé de nombreux adeptes et certaines personnes développent une addiction aux interventions chirurgicales esthétiques.

Vos Commentaires

Articles Liés

Bouton retour en haut de la page
Click to listen highlighted text!