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Psycho : quand la jalousie nous tient en otage

La jalousie : un mal qui ronge de nombreux couples. « Aimer, c’est se réjouir », disait Aristote. Se réjouir de la présence de son amoureux, de le voir vivre et s’épanouir. Une définition qui paraît difficilement compatible avec la jalousie où le désir de possession et de contrôle de l’autre domine. Une relation amoureuse totalement dénuée de jalousie n’existe pas.

Selon Freud, les premiers soupçons de jalousie apparaîtraient dans l’enfance : la phase d’Oedipe, lors de laquelle l’enfant renonce à l’amour du parent du sexe opposé. Idem à la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur les forçant à partager leurs parents. La jalousie de l’enfant doit être bien gérée par les parents, afin que l’enfant puisse devenir autonome affectivement et renoncer à la possession du parent.

En réalité, la jalousie est le reflet d’un manque de confiance en soi, la peur d’être abandonné par l’autre, lorsque l’on ne se sent pas digne de son amour. La psychanalyse évoque, aussi, la « jalousie de projection » : elle s’empare d’un homme ou d’une femme qui projette sur son partenaire ses propres désirs d’infidélité.

L’absence de jalousie dans le couple ne saurait, donc, traduire de l’indifférence, mais plutôt d’une marque de confiance envers l’autre. En contraste, la jalousie modérée symbolise la réaffirmation de son amour pour son partenaire, mais peut parfois friser la paranoïa et devenir envahissante.
Au quotidien, on s’efforcera, donc, de maîtriser sa jalousie, afin d’éviter les disputes.

Ce qui passe par un travail personnel pour retrouver l’estime de soi et une autonomie affective. L’objectif étant de se positionner d’égal à égal avec son partenaire et profiter, ainsi, pleinement de son amour. Veillez, aussi, à ce que votre épanouissement personnel ne soit pas tributaire de l’amour qui vous est porté.

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