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Comment surmonter l’angoisse de la performance au lit ?

Il existe plusieurs types d’angoisses qui peuvent affecter la libido autant chez les femmes que les hommes. D’abord, il y a l’angoisse de la performance, notamment la peur de ne pas être à la hauteur qui stresse de plus en plus d’hommes. Zoom sur les complexes.

La peur peut être paralysante. Surtout au lit. C’est ce que fait comprendre le psychologue Sadasiven Coopoosamy en parlant des différentes angoisses sexuelles. Cette anxiété peut affecter la personne psychologiquement, mais aussi physiquement. « Chaque personne gère le stress différemment. L’anxiété peut alors être une source de problème au lit pour ceux qui se prennent la tête », explique-t-il.

Pour certains, la peur de ne pas bander vient avant l’amour. « Avant même de passer à l’acte, l’angoisse peut saisir la personne. Et, cela peut créer un blocage et peut gâcher le moment présent », explique-t-il. Ensuite, les angoisses liées à la performance viennent tout juste après. « Cela touche essentiellement les hommes, ceux qui développent la crainte de ne pas satisfaire son partenaire ou de ne pas pouvoir lui procurer un orgasme », indique le psychologue.

L’éjaculation précoce

Il se peut, toutefois, que l’angoisse de la performance touche aussi les femmes. « Et, là, la peur sera axée sur la féminité. La femme a peur de ne pas être assez sexy et féminine pendant l’acte sexuel », ajoute-t-il, tout en précisant que ce problème se retrouve souvent chez la femme qui ne s’assume pas suffisamment ou qui est mal dans son corps. « C’est aussi pour cette raison que certaines femmes préfèrent faire l’amour dans le noir. Elles auront du mal à accepter que leurs partenaires les voient nues. Cette incapacité à se montrer tel que l’on peut provoquer plusieurs formes d’angoisses », fait-il comprendre.

L’éjaculation précoce peut être une autre source d’angoisse pour certains hommes. « En fait, les peurs s’accumulent et c’est ce qui fait le blocage. Une fois passée à l’acte, il y a la frustration d’un rapport trop court qui favoriserait cette angoisse », dit-il. Il s’agit là d’un dysfonctionnement sexuel masculin le plus commun, ce qui inquiète bon nombre d’hommes, selon notre interlocuteur. Finalement, l’autre angoisse sexuelle concerne la taille du pénis. « Les hommes ont la mauvaise habitude de vouloir se comparer aux autres. Et, la peur d’avoir un pénis trop petit fait qu’ils sont gênés », conclut le psychologue.

Quelques pistes pour surmonter ses angoisses

• S’exprimer

« Parler de vos peurs à votre partenaire ». En effet, selon le psychologue, l’ouverture vers l’autre est la première thérapie. Parler de ses craintes à sa moitié permet de vider son sac et de se sentir soulagé. « La personne aura ainsi l’impression d’être comprise et la peur de décevoir diminuera », fait comprendre Sadasiven Coopoosamy.

• Se faire confiance

L’estime de soi est un atout. « Il faut pouvoir travailler sur soi. Savoir que l’homme a ses forces et ses faiblesses. Aussi, il est important de se dire que chaque acte sexuel peut ne pas se ressembler. Il y a la fatigue qui affecte aussi la libido et d’autres facteurs. Donc, se donner le temps et se faire confiance est une façon de mieux s’accepter », conseille le psychologue.

• Le lâcher-prise

Faire l’amour n’est pas une compétition. « C’est d’abord pour se faire plaisir et en donner. Si on fait des blocages sur la performance ou sur d’autres détails, on passe à côté de l’essentiel : le plaisir », précise le psychologue. Il y va ainsi de profiter de chaque moment sans trop se casser la tête.

• Prendre le temps

Ralentir le rythme sera un bon moyen de mieux vivre une expérience sexuelle. « La pornographie joue un rôle négatif dans la vie de certains couples qui pensent que la vie sexuelle doit être aussi performante et dynamique que dans les films. Alors qu’en vrai, la situation peut être tout autre », constate-t-il.

• Plus de préliminaires

« Notre rapport à l’acte sexuel doit changer », dit le psychologue, pour qui l’emphase est mise sur la pénétration chez les couples mauriciens. Pour changer cela, il faut donc mettre l’accent sur les préliminaires. Rallonger les baisers et les câlins et surtout, se détendre.

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