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La vie sédentaire en cause : le cancer du côlon peut toucher n’importe qui

Le cancer du côlon est en hausse à Maurice en raison de la sédentarité et une trop grande utilisation de pesticides et d’herbicides dans la production de fruits et légumes. Tel est l’avis du Dr Denis Li Kam Wa, gastroentérologue. Il était l’invité de l’émission Allô docteur de Radio Plus.

De manière générale, le nombre de cas de cancer est en hausse à Maurice. Le cancer du côlon a détrôné le cancer de la prostate et devient le plus fréquent chez les hommes. Il a aussi grimpé chez les femmes et se retrouve à la deuxième place entre le cancer du sein et de l’utérus.

Aujourd’hui, il y a presque autant d’hommes et de femmes qui sont touchés par le cancer du côlon, alors que quelques années auparavant, il était attribué aux hommes principalement. Cette situation n’est pas exclusive à Maurice, il en est de même ailleurs dans le monde.

Cette augmentation du cancer du côlon est due à la vie sédentaire que nous menons mais aussi à notre alimentation : trop d’aliments industrialisés et transformés qui sont riches en graisses et pauvres en fibres.
Ce qui entraîne l’obésité qui est un des facteurs de risque de la maladie. Ajouté à cela, il y a le manque d’activités physiques. Le gastroentérologue a aussi montré du doigt l’utilisation de pesticides et d’herbicides dans la production de fruits et légumes. Ce qui fait que le cancer du côlon n’épargne personne au final.
Le Dr Li Kam Wa considère néanmoins le cancer du côlon comme un « bon cancer», car il est possible d’en guérir s’il est découvert à un stade précoce. Il a déploré que peu de patients viennent de l’avant pour parler des problèmes éventuels qu’ils ont au colon ou au niveau de l’anus.

Le cancer du côlon a aussi un facteur génétique telle la polypose familiale. Le patient développe alors des polypes dans le colon. S’ils peuvent être enlevés, il est plus difficile de le faire dans le cadre d’un cancer colorectal qui est héréditaire avec une absence de polypes. Ce type de cancer du côlon est cependant rare, affirme le gastroentérologue.

L’âge est un autre facteur de risque de ce type de cancer, dont le dépistage devrait être effectué à partir de 50 ans. L’examen devrait se faire plus tôt si dans la famille il y a des cas de cancer. Si un cancer a été découvert à 30 ans chez un proche, le dépistage devrait se faire plus tôt à ce moment-là, fait ressortir le Dr Li Kam Wa. Le dépistage se fait à travers l’examen du côlon, la colonoscopie. Cela est effectué avant que les signes apparaissent ou à l’étape précancéreux. Les polypes sont alors enlevés durant l’intervention.

Il existe toutefois un certain tabou chez certains. Ce qui fait que nombreux sont ceux qui n’osent pas en parler, car cela touche à leur intimité. Parmi les signes observés et qui nécessitent un examen médical, il y a le sang dans les selles qu’il ne faut pas attribuer naïvement aux hémorroïdes. Cependant, un saignement dans les selles ne veut pas dire qu’on a un cancer, précise le gastroentérologue.

« Le cancer du côlon peut toucher n’importe qui », affirme le Dr Li Kam Wa. « Même ceux qui sont végétariens ou végétaliens ne sont pas à l’abri», a-t-il expliqué « car dans ce cas, le facteur qui entre en jeu ce sont les herbicides et pesticides. » Pour lui, il ne faut pas montrer du doigt la viande rouge. La cigarette et l’alcool figurent aussi parmi les facteurs de risque.

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