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Endométriose : l’alimentation aide à gérer les symptômes

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui toucherait une femme sur 10, entre 20 et 40 ans. S’il n’existe jusqu’à l’heure aucun remède, des changements alimentaires peuvent aider à gérer les symptômes.

Périodes douloureuses, saignements abondants, douleurs pendant les rapports sexuels et mouvements intestinaux douloureux ou encore infertilité… Tels sont certains des symptômes de l’endométriose, explique la diététicienne, Teenusha Soobrah. L’endométriose est une maladie qui touche les femmes en âge de procréer. C’est une maladie inflammatoire, bénigne et chronique de l’appareil génital féminin.

Elle est causée lorsque la muqueuse utérine (l’endomètre) se développe hors de l’utérus, colonisant d’autres organes. Par exemple vers le bas, sur le col de l’utérus, ou vers le haut, dans les trompes de Fallope ou sur les ovaires.

Toutefois, jusqu’à l’heure, la cause de l’endométriose est inconnue, fait ressortir la diététicienne. Et d’ajouter qu’il n’y a actuellement aucun remède. « Les traitements chirurgicaux ou médicaux restent les méthodes les plus efficaces pour gérer la maladie. »

Teenusha Soobrah.

Elle indique aussi que que des changements au niveau de l’alimentation peuvent aider certaines femmes à gérer leurs symptômes. « Il est conseillé de minimiser la consommation des aliments transformés car ils sont souvent riches en graisses malsaines et en sucre, pauvres en nutriments essentiels et en fibres et peuvent favoriser la douleur et l’inflammation. »

Il faut donc limiter sa consommation de pâtisseries, frites, craquelins, bonbons et autres aliments frits. Elle ajoute que la réduction de la consommation de caféine et d’alcool était également très bénéfique.

« Les acides gras oméga-6 présents dans les huiles végétales, comme le maïs et l’huile d’arachide, peuvent aussi augmenter la douleur, les crampes utérines et l’inflammation », explique-t-elle. Par contre, souligne Teenusha Soobrah, les acides gras oméga-3 présents dans le poisson, les noix et les graines de lin peuvent aider à réduire la douleur, les crampes et l’inflammation.

« Les oméga-3 agissent comme des blocs de construction des molécules de l’inflammation et de la douleur de votre corps. Étant donné que l’endométriose est souvent associée à une augmentation de la douleur et de l’inflammation, le fait d’avoir un ratio élevé d’oméga-3 par rapport à l’oméga-6 dans l’alimentation peut être particulièrement bénéfique pour les femmes atteintes de cette maladie », avance-t-elle.

Par ailleurs, notre interlocutrice précise que les acides gras oméga-3 pourraient aider à décourager l’implantation de cellules endométriales en premier lieu, suggérant que les femmes consommant de grandes quantités d’acides gras oméga-3 étaient 22 % moins susceptibles de souffrir d’endométriose.

Teenusha Soobrah soutient aussi qu’il existe des preuves qu’un régime sans gluten peut bénéficier les personnes atteintes d’endométriose. En effet, une étude menée auprès de 207 femmes souffrant de douleurs sévères liées à l’endométriose a révélé que 75% d’entre elles présentaient une diminution significative de la douleur après 12 mois d’un régime sans gluten.

« Toutefois, les régimes sans gluten sont souvent restrictifs et peuvent être faibles en fibres et en nutriments, riches en amidons raffinés et sont très souvent déconseillés aux personnes qui n’ont pas de maladie cœliaque ou une sensibilité spécifique au gluten. »

La diététicienne affirme qu’il est toujours fortement recommandé de consulter un professionnel avant de supprimer certains groupes d’aliments afin de limiter les carences en vitamines et en minéraux.

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