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Cancers de la prostate, du côlon et du poumon : ces cancers particulièrement masculins

Chez les hommes et parmi les cancers les plus fréquents, on retrouve celui de la prostate, du côlon et du poumon. Cependant, ces cancers peuvent être traités si l’on s’y prend à temps. Le Dr Guy Adam fait le point.

Cancer de la prostate : quand la testostérone joue au trouble-fête

La prostate est une glande qui stocke une partie du liquide séminale, fluide qui représente la majorité du sperme. Situé juste au-dessous de la vessie, elle augmente naturellement de volume avec l’âge. Il faut s’inquiéter si cette augmentation se fait trop rapidement pour devenir une excroissance.

Dr Guy Adam

Les causes de ce cancer sont toujours méconnues, selon le Dr Guy Adam. « Jusqu’ici, on ne sait pas quel facteur peut influencer l’apparition de ce cancer. Mise à part la génétique ou le tabagisme qui encourage l’apparition de n’importe quel type de cancer, il est toujours impossible à la médecine de venir affirmer ce qui provoque le cancer de la prostate. »

Il y a une tranche d’âge qui serait plus à risque. Et pour cause : en général, les hommes de 50 ans à monter sont les plus à risque. « Le cancer de la prostate survient à l’âge de 50 ans. À ce stade, le cancer est beaucoup plus dangereux que chez un homme de 80 ans par exemple. La raison est toute simple : avec l’âge, le taux de testostérone dans le sang diminue alors qu’à 50 ans, le corps sécrète encore un taux relativement élevé de cette hormone, dont la présence accentue le développement du cancer de la prostate, si cancer il y a », précise le Dr Adam.

Au chapitre des symptômes, il faut savoir que le cancer de la prostate ne présente aucun symptôme. « Comme dans la plupart des cancers, celui de la prostate est asymptomatique et un patient peut vivre avec un cancer de la prostate sans le savoir. Il se peut que certains patients aient des difficultés à uriner, dans d’autres cas, le jet d’urine peut diminuer ou l’envie d’uriner est plus fréquente. Mais, ces symptômes peuvent aussi être liés à d’autres causes et pas nécessairement au cancer de la prostate », indique le médecin.

Les traitements sont chirurgicaux ou médicamenteux. « Si toutes les analyses viennent confirmer la présence d’une tumeur maligne, la chirurgie demeure le seul remède. Le chirurgien va enlever la tumeur et d’autres cellules cancéreuses, s’il y a eu propagation. Cependant, pour les sujets plus âgés, c’est-à-dire ceux qui ont 80 ans ou plus, un traitement antihormonal fera amplement l’affaire parce que ce n’est pas le cancer de la prostate qui aura raison d’eux. »

Quant à la prévention, le Dr Adam déclare : « Un dépistage à partir de 50 ans peut sauver des vies et il a été scientifiquement prouvé que le fait d’éjaculer régulièrement diminue considérablement les risques du cancer de la prostate. »

Les hommes de 50 ans à monter sont les plus à risque et beacoup plus dangereux.


Cancer du côlon : surveillez vos selles

Le côlon fait 1m70 de long. Cependant, la majorité des cancers survient dans les 30 derniers centimètres, en direction du rectum. Peu importe sa location, tout commence par la présence d’un polype. « Un polype est une tumeur bénigne qui se développe dans la paroi interne du côlon. Au départ, c’est minuscule, mais il augmente ensuite en volume au point d’obstruer le passage des selles. »

Il y a aussi des saignements, explique le Dr Adam. « La présence de polypes va certainement provoquer des saignements et si on les remarque dans les selles, il ne faut pas les prendre à la légère. Cela pourrait être des hémorroïdes ou des polypes. »

Dans un premier temps, le médecin va procéder à un toucher rectal. « Le toucher rectal permet de détecter une éventuelle grosseur dans les huit premiers centimètres. Si on veut aller plus loin, là, il faut se tourner vers une colonoscopie qui, à travers une caméra, permet d’examiner le colon de l’intérieur. Mais, je tiens à préciser que si le polype ne grossit pas dans les quatre prochaines années, il y a de fortes chances qu’il n’y aura pas de cancer. »

Néanmoins, pour jouer la carte de la prudence, mieux vaux faire une biopsie. « Une biopsie est un prélèvement qu’on fait pour analyser une tumeur afin de savoir si elle est bénigne ou maligne. Dépendant du résultat, il faut parois se tourner vers la chirurgie », ajoute le Dr Adam.

Dans ce cas de figure, on va enlever la partie du côlon qui est infectée. « À proprement parler, le cancer du côlon est, certainement, le moins dangereux, parce que les chances de guérison complètes sont considérables. »

Concernant la prévention, le médecin recommande d’éviter les viandes rouges, entre autres. «Il y a, certes, un facteur génétique, quand il s’agit du cancer du côlon, mais il faudrait aussi penser à éviter les viandes rouges. Une alimentation riche en fibres va également diminuer les risques de développer un cancer du côlon. On peut aussi procéder à un dépistage régulier. »


Cancer du poumon : le cancer des fumeurs

D’emblée, le cancer du poumon touche presque uniquement les fumeurs. « Il n’y a pas à sortir de là : le cancer du poumon touche les fumeurs à 99,9 %. En effet, l’inhalation de la fumée de la cigarette se dépose dans les poumons, favorisant l’apparition de tumeurs. C’est principalement le goudron qu’il y a dans la cigarette, qui en est la principale cause. »

Au bout de plusieurs années et quand on commence à tousser sans cesse, il y a toutes les raisons du monde de s’inquiéter. Surtout si les toux sont accompagnées de sang. « Si quand il tousse, quelqu’un remarque du sang dans ses mains, il y a une forte possibilité que les poumons sont déjà touchés. La seule façon d’en avoir le coeur net, c’est à travers un ‘CT Scan’ ou une bronchoscopie qui consiste à introduire une caméra à l’intérieur du poumon pour aller chercher une quelconque anomalie. »

Pour tous les types de cancers, il y a une seule prescription. « Il faut s’adonner à des exercices physiques régulièrement. En moyenne, on préconise 150 minutes de marche rapide par semaine pour éviter plusieurs complications de santé, mais dans le cas du cancer du poumon, il suffit d’arrêter de fumer », précise le Dr Adam.

Le sport, l’anti-cancer par excellence

Un cancer résulte de la multiplication anarchique et illimitée d’une cellule ayant perdu le contrôle de son développement. Certaines des « cellules filles » migrent à travers la circulation sanguine et lymphatique, puis s’échouent dans bon nombre d’organes, notamment le foie, les os, les poumons ou le cerveau. À leur tour, elles se multiplient et forment des métastases.

À l’emplacement initial comme à distance, ces tumeurs écrasent et détruisent les tissus voisins. Voilà qui explique toute la dangerosité du cancer. Le sport pourrait influer sur bon nombre de ces étapes. L’exercice physique, correctement pratiqué, stimule l’immunité. Au cours de l’effort, les globules blancs fixés sur la paroi des vaisseaux ou stockés dans les ganglions et la rate sont déversés dans la circulation. Les globules blancs ont pour mission de reconnaître et de détruire les intrus.

Ces mécanismes de défense sont conçus pour nous protéger des microbes, mais également des cellules cancéreuses, dont les parois sont, désormais, méconnaissables. On comprend donc pourquoi tout mécanisme boostant l’immunité participe à la prévention du cancer !

 

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