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Arts martiaux : mettez vos problèmes K.-O.

Outre le fait d’être un moyen de se défendre, les arts martiaux sont connus pour leurs nombreuses vertus. Bons pour le corps et l’esprit, ils permettent également de se forger une personnalité. De nos jours, on ne peut plus attribuer aux arts martiaux uniquement des vertus de défense en cas de danger.

Ils permettent aussi d’avoir un esprit sain dans un corps sain, tout en respectant son environnement. Les arts martiaux forgent le caractère et apportent force, discipline et sérénité.
Jacques Li est le fondateur de l’école d’art martiaux Ip Man Wing Chun qui existe depuis neuf ans.

Enseignant cette discipline au Jade House à Port-Louis, Jacques ne passe pas par quatre chemins pour dire que les arts martiaux inculquent d’abord à ses disciples la notion de sang-froid  : « En situation de combat, il faut garder son calme. Cela ne sert à rien de céder à la panique. Il est beaucoup plus facile de remporter un combat si on garde son calme. Mais, aussitôt qu’on est engagé dans un combat, il ne faut pas avoir de pitié pour son adversaire. Si on ressent de la pitié, autant ne pas se battre.  »

Venu de la Chine, Zhang Jie enseigne pour sa part le tai-chi et le wushu au Centre culturel chinois à Bell Village. À 29 ans, il estime que ces deux disciplines permettent au corps de se détendre : « Nous vivons dans un monde frénétique. Il n’est pas toujours évident de prendre du temps pour se détendre. Le tai-chi et le wushu, sont deux arts martiaux qui nous permettent de canaliser nos énergies. Ils peuvent aussi servir en situation de combat, mais c’est beaucoup plus apaisant de les pratiquer sur scène. »

« Calme et souplesse »

Laborantin, Satish Mogun, 64 ans pratique justement le tai-chi depuis 20 ans. Cet habitant de Pailles, estime que cette discipline lui a apporté calme et souplesse : «  Depuis que je pratique le tai-chi, je suis une personne beaucoup plus calme. De plus, en situation de crise, j’arrive toujours à prendre les bonnes décisions. Cela va sans dire qu’avec une pratique régulière mon corps est beaucoup plus souple, c’est ce qui me permet de rester en forme à mon âge. »

David Cieslik travaille à Maurice depuis deux ans. Vice-champion de France de karaté, les arts martiaux lui ont surtout permis de vaincre sa timidité : « J’ai commencé le karaté quand j’avais 13 ans. À l’époque, j’étais un adolescent très timide qui rougissait à chaque fois que les personnes qu’il ne connaissait pas lui parlaient. Puis, avec les passages de ceinture et les compétitions, j’ai eu de plus en plus confiance en moi ce qui m’a permis d’être une personne plus extravertie. »

Pratiquant aujourd’hui le wing chun, David estime que cet art martial permet à l’énergie de mieux circuler dans son corps : « Quand on pratique un art martial cela permet de redresser le corps, ce qui facilite ainsi une meilleure circulation de l’énergie. De plus, il faut aussi savoir que les arts martiaux sont des massages internes pour des organes comme le cœur et les poumons entre autres. »

Effets thérapeutiques

Dans certains cas, les arts martiaux ont même des effets thérapeutiques. Ce n’est pas Alexandra Ho qui nous dira le contraire  : « En 2010, je souffrais d’une hernie discale. Après un traitement médicamenteux lourd, je m’étais résolue à une intervention chirurgicale en France. Mais quand j’ai essayé l’acupuncture, je me suis sentie mieux. Le thérapeute m’a ensuite recommandée de me mettre au tai-chi. Et là, petit à petit j’ai retrouvé ma souplesse d’autre fois et mes douleurs n’ont été qu’un mauvais souvenir. »

Fondatrice de Shaolin Mauritius, Alexandra anime désormais des conférences dans des sociétés sino-mauriciennes essentiellement pour partager son expérience : « J’ai fait un stage de trois mois au temple Shaolin, en Chine. Forte de ce que m’ont appris les moines, je le partage maintenant avec d’autres Mauriciens, pour les sensibiliser aux bienfaits des arts martiaux. »

Enseignant d’arts martiaux, Billy Ng va plus loin pour dire que ce sont les arts martiaux qui lui ont sauvé la vie : « J’ai commencé les arts martiaux à l’âge de six ans. En cours de route, j’ai arrêté parce que j’étais tombé dans l’enfer de la drogue et de l’alcool. Puis, avec la spiritualité et les arts martiaux, j’ai pu remonter la pente. Et aujourd’hui j’enseigne les arts martiaux aux habitants de ma localité afin de leur servir de guide dans ce monde où nous ne sommes plus à l’écoute de nos cinq sens. Les arts martiaux permettent justement de nous recentrer sur nos priorités. »

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