
Le groupe pharmaceutique français Servier, engagé dans les cancers difficiles à traiter, a annoncé vendredi avoir obtenu un avis favorable d’un comité d’experts de l’Agence européenne du médicament (EMA) pour son traitement du cancer du cerveau, Voranigo, déjà commercialisé aux Etats-Unis.
“Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a émis un avis favorable et recommande l’approbation de Voranigo dans l’Union européenne”, indique le deuxième laboratoire pharmaceutique français dans un communiqué.
La Commission européenne doit encore donner le feu vert à sa mise sur le marché par une décision finale, attendue “dans les prochains mois”, ajoute le groupe.
L’avis du CHMP s’appuie sur les résultats d’une étude clinique de phase 3 qui a démontré que cette thérapie ciblée prolongeait de manière significative la survie sans progression de la maladie et le délai avant la prochaine intervention chirurgicale, par rapport au placebo.
Approuvé depuis 2024 aux Etats-Unis, mais aussi au Canada, en Australie, en Israël, aux Émirats Arabes Unis et en Suisse, Voranigo (nom de molécule: vorasidenib) s’adresse à des patients “dont le seul traitement disponible était la chirurgie et qui ne nécessitent pas de radiothérapie ou de chimiothérapie dans l’immédiat”, précise Servier.
Le médicament, administré oralement et quotidiennement, repose sur une molécule bloquant l’activité d’une enzyme à l’origine de la progression de certains cancers du cerveau, difficiles à traiter.
Les gliomes diffus présentant une mutation d’un gène IDH représentent les tumeurs cérébrales primaires malignes les plus fréquemment diagnostiquées chez les adultes de moins de 50 ans. On compte “environ 3.000 nouveaux patients atteints de gliome par an en Europe”, selon Servier.




