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Infertilité : un trouble grandissant qui affecte les hommes autant que les femmes

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« More than a mother ». La femme est bien plus qu’une mère. C’est le slogan de la campagne de sensibilisation que mène la Fondation Merck autour de la stigmatisation de l’infertilité. Ne pas pouvoir enfanter est devenu un problème de santé qui affecte de plus en plus l’Afrique subsaharienne.

Dr Ndovie Lughano, gynécologue de Namibie.

Le taux d’infertilité en Afrique auprès des femmes est de 83 % contrairement au reste du monde où il est de 33 %. Plus exposée aux risques d’infertilité, la femme africaine, incluant la Mauricienne, se retrouve souvent stigmatisée par l’incapacité d’avoir un enfant. Cependant, selon le Dr Ndovie Lughano, gynécologue de Namibie et ancien bénéficiaire de la Fondation Merck qui intervenait dans un webinaire sur les causes de l’infertilité (voir hors-texte), les hommes sont tout autant concernés par l’infertilité que les femmes. Mais ces dernières sont souvent les seules à subir la pression familiale et celle de la société.

Plusieurs causes sont associées à l’infertilité. « Les maladies sexuellement transmissibles (MST) non traitées peuvent contribuer à l’infertilité tout comme les avortements clandestins. Elle peut aussi être une conséquence des infections. Idem pour l’exposition au tabac et à des produits toxiques, notamment l’essence au plomb et d’autres polluants dans l’environnement », explique le gynécologue. L’alimentation est un autre facteur de risque à prendre en considération. En effet, la maigreur ou le surpoids peuvent tous les deux être responsables d’une infertilité.

Pour augmenter les chances de tomber enceinte, le Dr Ndovie Lughano parle également de l’importance de pratiquer un exercice physique régulier. « Par contre, l’exercice doit être modéré. Une activité physique trop intense n’est pas conseillée puisqu’elle entraîne la réduction des tissus graisseux, les règles deviennent peu fréquentes ou même absentes et altère ainsi la fertilité », indique le gynécologue. Pour ce dernier, la lutte contre la stigmatisation comprend l’éducation à tous les niveaux, la formation des adultes et les jeunes, l’intégration des femmes et jeunes filles, le rôle majeur des médias, l’implication de la société civile et le rôle déterminant des pouvoirs publics.

La Fondation Merck, en collaboration avec le ministère de la Santé et du Bien-être à Maurice, a souligné son engagement de renforcer les capacités de santé à Maurice. Jusqu’a aujourd’hui, 71 prestataires de soins de santé ont reçu ou recevront des bourses d’études d’un an et de deux ans de master dans de nombreuses spécialités critiques et mal desservies.

Les médias formés sur la stigmatisation de l’infertilité

Briser les tabous et lutter contre la stigmatisation de l’infertilité. Tel était le thème du webinaire organisé par la Fondation Merck et le Media Trust à l’attention des journalistes mauriciens, malgaches et seychellois, le mercredi 14 juillet.

L’objectif de la formation était de souligner le rôle important que jouent les médias pour briser la stigmatisation entourant l’infertilité, en abordant les problèmes sociaux et de santé sensibles tels que la lutte contre la stigmatisation de l’infertilité et l’autonomisation des filles et des femmes par l’éducation. De plus, dans cette période sans précédente, sensibiliser au coronavirus et aux meilleures pratiques de prévention sanitaire pendant cette pandémie mondiale était également au programme. Les intervenants étaient Jean Luc Emile de Radio Plus, Cynthia Moutou de la Mauritius Broadcasting Corporation, le Dr Treesha Toory de Prashant Fertility Clinic et le Dr Ndovie Lughano, gynécologue de Namibie et ancien bénéficiaire de la Fondation Merck.

Pour la sénatrice, le Dr Rasha Kelej, CEO de la Fondation Merck a souligné : « Les médias jouent un rôle important pour créer un changement culturel. Les médias ont la capacité de briser la stigmatisation entourant l’infertilité dans la communauté et ont joué un rôle essentiel pendant la pandémie. Cette formation en ligne se concentre sur les normes internationales et l’éthique des médias pour rapporter des problèmes sociaux et de santé sensibles et vise à être la voix des sans-voix dans leurs communautés ».

Six concours ouverts aux Mauriciens

Lancés depuis mercredi, six concours sont actuellement ouverts aux Mauriciens. Deux prix concernent la presse notamment le « Media Recognition Award – Mask up with care » et Merck Foundation Africa Media Recognition Awards More than a mother”. Ensuite, deux prix sont consacrés à la mode ; Merck Foundation Fashion Awards More Than a Mother et Merck Foundation Make Your Own Mask Fashion Awards. Pour la culture, deux autres prix sont prévus dont le Merck Foundation Film Awards More Than A Mother et le Merck Foundation Song Awards More Than A Mother.

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