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Plaisir au lit : la revendication des femmes

Le plaisir de la femme est-il égal à celui de l’homme ? Oui, selon une récente étude de l’Université du Québec. À Maurice, le psychologue Sadasiven Coopoosamy estime que la femme revendique de plus en plus son droit au plaisir.

« Auparavant, les relations sexuelles étaient à sens unique. C’était l’homme qui dirigeait les opérations et souvent à sa guise, sans se soucier du plaisir de son partenaire », explique le psychologue Sadasiven Coopoosamy. Cependant, depuis quelque temps la femme revendique son droit au plaisir. De plus, elles prennent des initiatives, « donnent des instructions à leurs partenaires afin de pouvoir atteindre l’orgasme lors de chaque relation sexuelle ».

Pour le psychologue, c’est souvent une menace pour les hommes. « Dans de nombreux cas, ils le prennent mal et pensent que c’est une menace pour leur virilité », ajoute-t-il. Il souligne qu’une rééducation est donc nécessaire pour briser les mythes et accorder un peu plus d’importance aux désirs féminins. « Il faut que les hommes le sachent : ils laissent souvent leurs partenaires sur leur faim. La femme et l’homme n’ont pas le même rythme sexuel et les premières frustrées sont les femmes », estime-t-il.

Il faut donc une meilleure compréhension entre les deux partenaires et surtout la capacité à mieux comprendre les attentes de l’autre. « Si l’un des partenaires ressent plus de désir que l’autre, une solution est de faire du sport pour mieux canaliser son énergie et ne pas devenir un fardeau pour l’autre », suggère-t-il.

Attentes sexuelles

Il est indéniable que la femme aime le sexe. « Le corps humain est ainsi fait. Homme et femme ont un besoin sexuel, mais pendant trop longtemps, ce sont les testostérones qui ont mené la vie dure aux désirs des femmes », précise-t-il. L’étude menée démontre que la femme attend bien plus de son conjoint qu’un simple acte sexuel vite fait.

Même constat à Maurice, Sadasiven Coopoosamy fait ressortir que lors des thérapies de couple, il a réalisé que le prétexte de la migraine vient davantage des hommes que des femmes. « Avant, ce sont les hommes qui se plaignaient que leurs femmes ne voulaient pas faire l’amour. La situation est tout autre maintenant. Absorbés par leurs activités professionnelles, ils sont de moins en moins accros au sexe », poursuit-il.

Perte du désir

Aussi, les troubles sexuels n’affectent pas que les hommes. Si ces derniers voient leur vie au plus bas avec des pannes sexuelles et l’incapacité de gérer une érection, la femme, elle, peut ne plus avoir l’envie de faire l’amour. Le manque d’intérêt total pour le sexe est bien réel selon le psychologue. « La cause peut être médicale, chirurgicale ou psychologique. La troisième raison est souvent la plus commune », explique-t-il.

La dépression est aussi une des raisons qui poussent la femme à perdre tout intérêt pour le sexe. « La vie stressante et oppressante affecte psychologiquement la femme et la perte du désir peut être une des conséquences du stress », estime-t-il.

Un autre problème à l’origine de ce trouble est le manque d’égard du conjoint. « L’absence de préliminaires peut tuer la vie sexuelle de la femme à petit feu. Elle est souvent laissée sur sa faim et cela mène à la frustration ».
Finalement, la fatigue contribue à la perte du désir. « Avec toutes les corvées ménagères et le travail, la femme se retrouve souvent trop épuisée pour le sexe, mais, si le conjoint ne comprend pas, elle risque d’en être dégoûtée. À force d’avoir du dégoût pour le sexe, l’envie n’y est plus », fait comprendre notre intervenant.

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