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Infections sexuellement transmissibles : les précautions à prendre

Les infections sexuellement transmissibles se contractent facilement. Se protéger et protéger son partenaire est un geste important lors de toute relation sexuelle. Quelles sont les précautions à prendre pour éviter la transmission ? Vidya Charan, directrice exécutive de la Mauritius Family Planning and Welfare Association, nous éclaire.

Les infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent avoir de graves répercussions sur la santé sexuelle et reproductive d’une personne. Selon la directrice de la Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), Vidya Charan, des interventions comportementales et des conseils adéquats sont primordiaux pour assurer une prévention primaire des IST et des grossesses non désirées. De fait, elle préconise une éducation sexuelle et des conseils adaptés avant et après le dépistage des IST et du VIH.

Vidya Charan

« L’utilisation des préservatifs, soit avoir un rapport sexuel protégé, diminue le risque d’avoir une infection sexuellement transmissible », souligne Vidya Charan. Les préservatifs masculins ou féminins restent les meilleurs moyens de se protéger des IST et du virus du Sida. Ces derniers doivent être utilisés lors de chaque rapport sexuel avec des partenaires, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels.

Le préservatif féminin existe à Maurice, mais il n’est pas aussi populaire que celui masculin, selon la directrice de la MFPWA. « Le préservatif féminin a été mis sur le marché en Europe, en 1992. En forme de capuchon, c’est une sorte de gaine, en nitrile ou en polyuréthane, munie d’un anneau souple à chacune de ses extrémités, un latex synthétique. Il se place à l’intérieur du vagin et ne nécessite pas un examen médical», explique-t-elle.

Ce préservatif ne s’abîme pas, même à température élevée ou à l’humidité. Il convient parfaitement à celles qui sont allergiques au latex. « Lorsqu’il est utilisé correctement et avec constance, le préservatif féminin constitue l’une des méthodes de protection les plus efficaces contre les IST, y compris le VIH. » Le préservatif féminin est efficace à 95 %.

Les Précautions

Le risque de transmission du VIH par les rapports bucco-génitaux, fellations et cunnilingus est faible. En revanche, il est très important pour certaines IST, comme la syphilis. Outre les préservatifs, Vidya Charan souligne qu’il existe d’autres moyens de prévention, notamment l’abstinence : « Il faut aussi éviter d’avoir plusieurs partenaires sexuels. » Elle recommande le dépistage régulier contre les infections sexuellement transmissibles, la vaccination contre l’hépatite B et le HPV.

Elle conseille de se faire dépister des IST, comme le VIH, de manière régulière si la personne a plusieurs partenaires sexuels ou lorsqu’elle souhaite arrêter de se servir de préservatifs avec un nouveau partenaire régulier, car de nombreux IST n’affichent pas de symptômes.

Le virus de l’herpès par exemple, étant contagieux, le préservatif est donc primordial. Toutefois, malgré le port du préservatif, on peut être contaminé par des vésicules autour des organes génitaux. Les hépatites B et C se transmettent par les fluides corporels comme le sang, le sperme et autres. La prévention de la contamination passe par l’utilisation systématique du préservatif, comme pour le VIH. Le vaccin contre l’hépatite B est recommandé à tous les enfants et aux adultes non vaccinés.

Vous l’aurez compris : bien qu’indispensables, les préservatifs n’offrent pas une protection absolue contre certaines infections sexuellement transmissibles, car la contamination peut avoir lieu lors d’un baiser profond par exemple. Une IST peut être contractée lors de la pratique du cunnilingus, notamment l’herpès, la blennorragie et le papillomavirus. En revanche, il n’existe pas de risques d’attraper le SIDA, sauf pendant les règles.

Aujourd’hui, les programmes d’intervention à travers l’île sont de bons moyens de prévention, comme le fait ressortir la directrice exécutive de la MFPWA : « Il faut informer, éduquer et changer le comportement en ciblant ceux qui sont les plus concernés, notamment les populations vulnérables, les adolescents, les travailleurs du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et les consommateurs de drogues injectables. Ces derniers sont les plus exposés aux maladies sexuellement transmissibles. » Le dépistage régulier et un bilan sanguin contribuent aussi à prévenir ces maladies.

Infections : l’hygiène intime, une nécessité

Une bonne hygiène intime s’avère primordiale pour soi et pour protéger son partenaire contre des infections qui peuvent générer d’énormes risques de santé. « Certaines personnes vivent avec des infections sans le savoir », souligne Vidya Charan. Le respect des règles d’hygiène, telles que le lavage des mains et des sous-vêtements propres, est indispensable pour prévenir les IST.

Bon à savoir

Les contraceptifs, comme les spermicides locaux, sprays, gelées, ovules et pilules ne protègent pas des infections sexuellement transmissibles
La Mauritius Family Planning Welfare Association et diverses institutions sanitaires publiques proposent des dépistages gratuits contre les IST à travers l’île

 

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