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[Témoignage] Rachel Ng : « Je profite du confinement pour mettre les choses en perspective »

Après avoir côtoyé la maladie depuis de nombreuses années, Rachel Ng se dit sereine face à la pandémie de Covid-19 et profite du confinement pour méditer et se retrouver. « Je ne sais pas si c’est de la résilience, mais je suis loin d’être paniquée par le confinement. J’arrive à retrouver une paix intérieure qui m’aide à voir les choses positivement. Je suis confiante qu’on sortira de cette crise sanitaire », explique Rachel Ng qui applique les règles du confinement à la lettre.

« Je ne sors pas du tout de chez moi. Cependant, cela n’est pas nouveau. Après ma transplantation rénale et de retour de Chennai, je suis restée cloitrée chez moi pour la première fois. Je suis donc habituée à ce mode de vie. Le premier confinement n’a pas été trop dur », raconte-t-elle.

Mais comment combler le temps à la maison ? C’est sa spiritualité et sa soif de connaissance qui fait que Rachel Ng ne s’ennuie pas. « Je fais de la méditation tous les jours, mais aussi, j’apprends beaucoup de nouvelles choses. Actuellement, je suis en exploration avec mes 12 valeurs. C’est un concept de Living Values Education (LVE). Le confinement m’aide ainsi à mettre les choses en perspective », ajoute-t-elle. Autre passe-temps du confinement : désencombrer son environnement. « Je me débarrasse de tout ce qui n’ajoute pas de valeur à ma vie. C’est un exercice qui nous aide psychologiquement : on voit les choses avec plus de clarté et de bienveillance », estime-t-elle.

Après une longue bataille contre la maladie, il est maintenant temps de se remettre sur les rails et réactiver sa vie professionnelle. C’est ainsi que Rachel Ng travaille actuellement sur la relance de son projet d’encadrer les personnes qui veulent se professionnaliser. « Je compte aider les personnes qui ont besoin d’aide pour trouver un travail, écrire un CV, se préparer à une interview d’embauche ou tout simplement être coaché », fait-elle comprendre.

Ensuite, il y a son projet communautaire qu’elle a démarré en 2020 à Riche-en-Eau et qu’elle souhaite développer davantage. « Nous avons un terrain qui devient peu à peu un espace de vie en harmonie avec la nature. On a déjà planté des arbres et maintenant on compte ajouter des structures écologiques afin d’y installer quelques personnes qui ont cette amour pour la nature », explique-t-elle. La pandémie est loin d’être un frein pour les rêves de Rachel Ng qui reste positive.

Rachel Ng, son combat pour vivre

Diabétique depuis de nombreuses d’année, Rachel Ng a fait une amputation au pied avant de voir sa vie basculer en 2016 quand elle commence la dialyse. Un combat sans relâche commence pour trouver un donneur et c’est en juillet 2019 qu’elle subit une transplantation rénale à Chennai, en Inde. Aujourd’hui, elle prend toutes les précautions qu’il faut pour maintenir sa santé malgré certaines complications et effets secondaires de son traitement. « Avec la quantité de médicaments que je prends quotidiennement, j’ai développé une grosseur dans la glande thyroïdienne et je suis un traitement. D’ailleurs, je dois voir comment se passe le suivi médical, car j’ai mon rendez-vous en mars à l’hôpital », conclut-elle.

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