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Surdité : les troubles de l’audition liées à l’isolement et la dépression

466 millions de personnes dans le monde vivent avec un problème de surdité et un tiers de ce chiffre concerne les personnes ayant plus de 65 ans. La perte de l’ouïe chez les seniors peut aussi entraîner la frustration, l’isolement et la dépression.

La dépression est l’une des conséquences psychosociales liées à la surdité. C’est ce qui ressort de la Journée de l’Audition organisée par Alain Afflelou Acousticien et Med-El le samedi 26 mai à l’hôtel Le Méridien. À Maurice, environ 135 000 personnes sont concernées par la perte auditive.

La perte de l’ouïe chez les personnes âgées est connue comme la presbyacousie. Il s’agit d’une baisse naturelle de l’audition avec l’âge et ce phénomène est comparable à la presbytie qui touche la vue. La problématique avec la surdité est qu’il entraîne un handicap invisible selon les intervenants de cette journée.

« Si la surdité n’est pas traitée, elle peut affecter la dépendance d’une personne et réduire la mobilité », fait comprendre le Dr Ashwamed Dinassing, consultant en charge à l’hôpital ENT et invité à présenter un état des lieux de la surdité à l’île Maurice lors de cette Journée de l’Audition.

Il est conseillé aux Mauriciens de faire un examen de l’ouïe à partir de 50 ans. « C’est un exercice qui ne se fait pas automatiquement à Maurice. Ailleurs, dans certains pays, c’est un examen normal à faire après un certain âge, tout comme il est normal d’effectuer des examens des yeux », dit-il.

Le but : détecter une perdition de l’ouïe le plus tôt possible pour trouver un traitement adéquat. « Souvent, à Maurice, on commence à perdre l’ouïe, mais on ne fait pas attention. On attend que la situation devienne plus grave pour se tourner vers un médecin », constate-t-il, alors que si une diminution de l’ouïe est notée, le problème peut être réglé et, ainsi, évité la surdité profonde.

L’appareillage auditif

Chez les seniors, le traitement de la surdité inclut souvent l’appareillage auditif. « C’est ce qui va permettre une interaction sociale et empêcher que la personne ne s’isole », explique Marie Daruty de Grandpré, audiologiste chez Alain Afflelou Acousticien à Maurice.

Pour Jean-François Vellin de la Réunion, il est plus qu’important de pouvoir dépister les problèmes de surdité afin d’éviter les traumatismes chroniques. Il estime que « la surdité est appelée à devenir un problème de santé publique dans les décennies à venir ».

L’implant cochléaire

L’implant cochléaire est une solution pour le traitement des surdités neurosensorielles sévères à profondes. Un système d’implant cochléaire court-circuite la partie non fonctionnelle de la cochlée et délivre des signaux électriques directement au nerf auditif.

Il est placé chirurgicalement sous la peau. L’implant est constitué d’un boîtier, qui contient l’électronique, d’un porte-électrode, d’une antenne réceptrice et d’un aimant qui maintient l’antenne en place derrière l’oreille.
Les systèmes d’implant ont plusieurs avantages tels que l’écoute de la parole, des sons environnants et de la musique. Le coût d’un implant cochléaire est d’environ 20 000 euros (approximativement Rs 750 000).

Première intervention à Maurice en 2019

20 à 30 Mauriciens ont fait un implant cochléaire. Toutefois, toutes les interventions ont été faites en Inde. Par contre, d’ici 2019, l’implant cochléaire se fera à Maurice pour la première fois au New ENT Hospital.

Les représentants de Med-El parlent également du besoin d’un projet intégré et multidisciplinaire, incluant la sensibilisation, l’évaluation, la chirurgie, le réglage et le service après-vente ainsi que la réhabilitation.

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