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Maladies cardiovasculaires : pourquoi faut-il manger plus de fruits et de légumes ?

Manger cinq portions de fruits et légumes par jour n’est pas un mythe. Les propriétés nutritionnelles de ces aliments aident à rester en bonne santé et préviennent surtout les complications liées aux maladies cardiovasculaires.

Maladies cardiovasculaires : pourquoi faut-il manger plus de fruits et de légumes
Yoshinee Dhunnoo, nutritionniste

Les fruits et légumes sont bénéfiques pour l’organisme. Ils aident à éliminer les toxines, à renforcer le système immunitaire et surtout à protéger le cœur. « Ils sont riches en fibres alimentaires, ce qui aide à régulariser le taux de glucose et de cholestérol dans le sang. En ayant un meilleur contrôle, on diminue les risques de maladies cardiovasculaires », explique la nutritionniste Yoshinee Dhunnoo.

De nombreux fruits et légumes sont aussi riches en antioxydants et sont anti-inflammatoires, ce qui contribue à être en bonne santé. De plus, ces derniers sont faibles en calories et en matières grasses. « On protège davantage le cœur en consommant moins de gras saturés. D’ailleurs, il est connu que les fruits et légumes contiennent de nombreux minéraux et vitamines, dont le complexe B qui est bénéfique pour le cœur », ajoute-t-elle.

Opter pour la bonne cuisson

Il ne suffit pas d’ajouter des légumes dans son assiette pour être en meilleure santé. La cuisson joue un rôle crucial. « La cuisson de nos légumes doit être adaptée pour avoir un repas plus sain. À Maurice, nous avons tendance à manger trop de fritures », estime la nutritionniste. Alors que les légumes sont à manger crus ou cuits de façon à préserver le plus de propriétés nutritionnelles possible. « Il faut privilégier la cuisine vapeur ou encore griller les légumes. Le stir-fry est aussi une bonne option, mais il faut utiliser très peu d’huile », souligne-t-elle.
Quel est l’impact d’une consommation insuffisante de fruits et légumes ?

De nouvelles recherches ont estimé qu’environ un décès sur sept de maladie cardiovasculaire à travers le monde pouvait être dû à une trop faible consommation de fruits, et qu’un décès sur 12 des mêmes causes pouvait découler d’un manque d’apports en légumes. Cette étude menée à la Friedman School of Nutrition Science and Policy a pris en compte des données collectées en 2010 émanant de 266 sondages concernant au total plus de 1 630 000 personnes dans 113 pays, représentant ainsi 82% de la population mondiale.

À partir des résultats des enquêtes, les chercheurs ont estimé les apports nationaux moyens en fruits et légumes pour chaque pays, puis ils ont combiné ces données avec celles de chaque pays concernant les causes de mortalité et le risque cardiovasculaire associé à un apport limité en fruits et légumes. L’apport optimal en fruits est estimé, selon eux à 300 grammes par jour, soit l’équivalent de deux petites pommes, et l’apport optimal quotidien en légumes (et légumineuses) serait de 400 grammes.

Leurs résultats, présentés à Nutrition 2019, le congrès annuel de l’American Society for Nutrition, montrent qu’un faible apport en fruits pouvait être lié à près de 1,3 million de décès découlant d’une attaque et à plus de 520 000 morts de maladie cardiovasculaire à travers le monde en 2010. Ils soulignent par ailleurs qu’un trop faible apport en légumes était lié à 200 000 décès résultant d’une attaque et à plus de 800 000 morts de maladies cardiovasculaires.

Le plus fort impact de ce phénomène est présent dans les pays d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne qui enregistraient une faible consommation de fruits ainsi que de forts taux d’attaques associés, mais aussi en Asie Centrale et en Océanie où ils ont noté une faible consommation de légumes et de forts taux associés de maladies cardiaques.

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