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Diabète : La Réunion recherche la collaboration mauricienne pour lutter contre cette maladie

Créer un pont entre les associations locales et réunionnaises en vue d’un meilleur suivi du diabète dans l’océan Indien. C’est le but de la visite de Eric Magamootoo, vice-président de l’association réunionnaise Cosaladi à Maurice.

Avec 85 000 personnes dépistées, la Réunion souhaite s’attaquer au diabète qui est en hausse dans l’île. Plus de 4 000 nouveaux cas sont recensés chaque année selon le vice-président de l’association Cosaladi, Eric Magamootoo qui lutte contre cette maladie. Actuellement à Maurice, il a tenu à rencontrer les personnes concernées par ce combat, dont celles mobilisées au sein des associations locales. Il a aussi rencontré quelques personnes au niveau du ministère de la Santé ainsi que le représentant du bureau du Premier ministre, responsable du dossier santé.

Eric Magamootoo, vice-président de l’association réunionnaise Cosaladi.
Eric Magamootoo, vice-président de l’association réunionnaise Cosaladi.

« On a eu des discussions très intéressantes avec le but de créer un pont entre les îles afin de promouvoir le partage de connaissance. L’île Maurice est maintenant connue pour sa détermination à combattre le diabète et les outils utilisés peuvent aider les Réunionnais à faire de même », explique-t-il. À la Réunion, la Mutualité de la Réunion, les associations ADN974, ADJ974 et Cosaladi sont engagées dans la lutte contre le diabète.

« Les deux îles ont beaucoup de similitudes. Notre cuisine se ressemble et nos origines sont aussi similaires et de ce fait, les facteurs de risque se ressemblent. La lutte menée peut donc être partagée pour régler efficacement le problème sur les deux îles », indique-t-il. Suite à ces rencontres, il souhaite inviter les représentants locaux à faire un état des lieux à la Réunion et à mettre en place ensuite des stratégies communes.

« Aujourd’hui, aucune stratégie, aucun mesure, plan ou dispositif n’est à la mesure des enjeux du fléau à La Réunion à court, moyen et long terme. C’est pourquoi l’association Cosaladi tire la sonnette d’alarme et souhaite avoir le soutien de Maurice pour faire reculer la maladie. L’île Maurice, touchée également par le fléau du diabète, a développé une stratégie cohérente et des actions inspirantes avec les acteurs du territoire pour lutter contre la progression de la maladie. La Réunion souhaite vivement développer les échanges entre les îles afin de faire bénéficier au plus grand nombre les meilleures pratiques », ajoute-t-il.

Une bonne prise en charge de la maladie

Les personnes diabétiques peuvent vivre longtemps et en bonne santé lorsque la maladie est détectée et correctement prise en charge selon l’OMS. Une série d’interventions rentables peuvent permettre aux personnes diagnostiquées comme diabétiques de gérer leur maladie.

Ces interventions concernent le contrôle de la glycémie en associant un régime alimentaire, une activité physique et si nécessaire des médicaments ; le contrôle de la tension artérielle et du taux de lipides afin de réduire le risque de maladie cardiovasculaire et d’autres complications et des examens réguliers de dépistage de lésions oculaires, d’insuffisance rénale et de lésions au niveau des pieds pour faciliter le traitement précoce.

Cependant, plus une personne vit avec un diabète non diagnostiqué et non traité, plus ses résultats sanitaires risquent de s’aggraver. Il est même possible de prévenir le diabète de type 2. En effet, 30 minutes d’activité physique modérée à intense presque tous les jours, ainsi qu’une alimentation saine, contribuent à réduire drastiquement le risque de développer le diabète de type 2.

Une des causes de mortalité dans le monde

Selon l’OMS, le diabète est une des principales causes de mortalité dans le monde. En 2012, on estimait que le diabète avait été la cause directe de 1.5 million de décès. La même année, l’hyperglycémie a provoqué 2.2 millions de décès supplémentaires en augmentant les risques de maladies cardiovasculaires et d’autres affections. Même lorsque les niveaux de glycémie ne sont pas suffisamment élevés pour justifier un diagnostic de diabète, l’organisme peut subir des atteintes. Le risque de maladie cardiovasculaire augmente à mesure que les niveaux de glycémie augmentent.

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