[Covid-19] Dr Irfaan Daureeawoo, en Angleterre : « le risque zéro n’existe pas »

« L’arrivée de la vaccination est une nouvelle très optimiste, que ce soit en termes de santé, mais aussi en termes de relance de notre pays », estime le Dr Irfaan Daureeawoo. Il explique la différence entre les termes « Covid Safe » et « Covid Free » et pourquoi le risque zéro n’existe pas. Voici ses explications :
« Les termes « Covid Safe » et « Covid Free » souvent utilisés peuvent être mal interprétés. Le risque zéro n’existe pas pendant une pandémie donc il faut être très prudent en utilisant le terme « Covid Safe ». L’Île Maurice n’est pas une île « Covid Free » non plus. On reçoit tous les jours des cas qui viennent de l’étranger et ils sont placés en quarantaine, alors le risque existe vraiment. Le risque existe pour l’équipage d’aviation, ceux qui travaillent à l’aéroport, les frontliners qui font le trajet de l’aéroport vers les hôtels et aussi les membres de la santé. Donc il est nécessaire de protéger les frontliners et leur offrir le choix d’une vaccination.
Le seul moyen de se protéger et par la suite d’éradiquer le covid-19, c’est la vaccination. Déjà qu’un communiqué récent de l’OMS a affirmé que l’immunité collective ne sera pas franchie en 2021. Alors retarder la vaccination rendra cette tâche plus difficile voire même impossible. La fermeture des frontières est une mesure temporaire mais une mesure à long terme doit être calculée aussi tôt que possible.
D’autant plus, nous comptons énormément sur des traitements à l’étranger pour certaines maladies. Ceux qui se rendent à l’étranger pour des traitements dans les pays en ‘zone rouge’ (non covid free ou covid safe) sont à risque. Le risque d’une infection nosocomiale existe bel et bien pour l’instant.
Heureusement que l’île Maurice a connu des cas plutôt asymptomatiques et pas de cas compliqués récemment. Mais le COVID-19 ne se résume pas uniquement à des cas asymptomatiques mais la réalité est très cruelle, effrayante et atroce pour certains patients. La mortalité est très élevée, les gens perdent leur vie toutes les minutes à travers le monde donc le risque est très élevé et une protection pour la population est une urgence peu importe le pays.
L’île Maurice ne compte pas seulement les gens habitants sur le sol mauricien mais aussi des milliers de mauriciens à l’étranger qui ont tout leur droit de rentrer chez eux. Retarder la vaccination, non seulement, met ces gens à risque mais aussi représente d’autres difficultés et les prive de leur droit.
Entretemps les Seychelles, ainsi que la Réunion ont commencé les procédures et leurs citoyens ont le choix de se vacciner ou pas. Les effets secondaires immédiats notés à ce stade sont principalement des maux de tête, des douleurs musculaires, surtout au niveau du site d’injection, une fièvre, de la fatigue, mais ce sont des symptômes qui ne durent pas plus de quelques jours. Les effets à long terme sont en étude. Si d’autres effets secondaires graves sont éprouvés, il est encouragé de le communiquer aux autorités concernées ».




