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Cancer colorectal : tout savoir sur l’importance d’un diagnostic précoce

Tout comme les cancers de la prostate, du sein et du col de l’utérus, un programme de dépistage est primordial pour le diagnostic précoce du cancer colorectal. Le chirurgien Dr Binesh Ramgoolam nous souligne l’importance d’une coloscopie pour diagnostiquer la maladie et trouver ainsi un traitement adéquat.

Le programme de dépistage devrait commencer dès l’âge de 50 ans puisque 90 % des cancers colorectaux surviennent après cet âge. « De plus, 95 % du cancer colorectal provient de l’adénome (forme bénigne, mais précancéreuse). Quand des adénomes sont vus sur une coloscopie, ils peuvent déjà être enlevés et ainsi prévenir la possibilité de se développer en cancer colorectal (forme maligne) », explique le chirurgien Dr Binesh Ramgoolam.

Exerçant en Allemagne, le médecin souligne qu’il existe là-bas un programme de dépistage qui commence dès l’âge de 50 ans pour les patients asymptomatiques. « À partir de 55 ans, ils ont droit à une coloscopie gratuite. La totalité du coût du programme est couverte par l’assurance médicale. Si la coloscopie ne montre pas de résultats pathologiques, elle doit normalement être répétée après 10 ans », fait comprendre le médecin.

Aussi, les patients n’ont pas besoin souvent d’aller dans des hôpitaux ou des cliniques privées pour bénéficier de cette procédure médicale. « Il existe de nombreux cabinets médicaux où un patient peut subir une coloscopie », indique-t-il, tout en ajoutant que depuis l’introduction de la coloscopie en tant que programme national de dépistage en 2002 en Allemagne, il y a eu une diminution du taux d’augmentation du cancer colorectal.

D’ailleurs, la meilleure façon pour le dépistage du cancer colorectal est la coloscopie. La coloscopie a une plus grande sensibilité et la spécificité pour détecter et enlever les petites tumeurs précancéreuses comme les adénomes ou d’autres polypes selon le chirurgien.

« Si le patient ne veut pas d’une coloscopie, un RSOS (Recherche de Sang occulte fécal) peut être une alternative. Cependant, la RSOS a une sensibilité et une spécificité inférieures à celles de la coloscopie. Si le test s’avère positif, le patient sera alors fortement conseillé de faire une coloscopie », fait ressortir le Dr Binesh Ramgoolam. Le RSOS (Recherche de sang occulte fécal) détecte le sang occulte (microscopique) au microscope dans les fèces.

« À Maurice, pour diminuer et prévenir le développement du cancer colorectal, un programme de dépistage tout comme le dépistage du col de l’utérus devrait être mis en œuvre à l’avenir par le gouvernement », suggère le médecin. Il faut savoir que chaque année dans le monde, environ 1,4 million de personnes reçoivent un diagnostic de cancer colorectal et environ 700 000 personnes meurent des conséquences de la maladie. De plus, environ 60 % des cancers surviennent dans le côlon et 40 % dans le rectum.

La situation à Maurice

Selon le rapport du registre national du cancer de Maurice de 2017, le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus répandu chez les hommes (après le cancer de la prostate) et chez les femmes (après le cancer du sein). En ce qui concerne les taux de mortalité, le cancer colorectal est la deuxième cause de cancer (après les poumons) la plus répandue chez les hommes et chez les femmes également (après le cancer du sein).

Le Dr Binesh Ramgoolam en deux mots

Basé au département de chirurgie abdominale, colorectale et oncologique de l’hôpital évangélique de Wesel en Allemagne (Evangelisches Krankenhaus Wesel), le Dr Binesh Ramgoolam est également membre de la chambre des médecins de Nordrhein, Düsseldorf, Allemagne et membre de la Société allemande de chirurgie (Deutsche Gesellschaft für Chirurgie).

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