AstraZeneca jugé « sûr et efficace » – Dr Daureeawoo : « Les bénéfices du vaccin surpassent les désavantages »

Après la suspension du vaccin, les grandes agences mondiales ont rendu leur verdict sur l’efficacité et la sécurité du vaccin. « Les bénéfices du vaccin surpassent les désavantages. L’agence européenne du médicament, l’agence MHRA ainsi que l’OMS, nous rassure par des études approfondies que les avantages de ce vaccin sont jugés supérieurs aux risques. Des études affirment que le vaccin réduit le taux d’hospitalisation et de décès par 80 % », explique le Dr Irfaan Daureeawoo. Ce médecin en gériatrie exerce à l’hôpital universitaire du Mid Essex, en Angleterre.
Plus de 17 millions de personnes en Angleterre et en Europe se sont fait vacciner par l’AstraZeneca et 15 cas suspects d’une thrombose profonde des membres et 22 cas d’embolie pulmonaire ont été reportés jusqu’au 8 mars. « Les experts de santé jugent que ce nombre est très inférieur par rapport au risque de ces incidents dans la population générale. Ayant subi un an de pandémie, après tant de sacrifices, de restrictions, de pertes et de décès, finalement nous avons une solution et c’est la vaccination », précise le médecin.
Le Dr Daureeawoo estime que c’est un geste simple, sûr et efficace qui nous guidera vers la normalité avec l’espoir de vaincre la maladie. « Malgré les craintes qui sont compréhensibles, les preuves positives sont disponibles. Par exemple, le Public Health of England nous affirme que grâce à la vaccination, le taux d’hospitalisation et de décès est en baisse. Au pic de la maladie, le nombre de cas dépassait les 60 000 par jour en Angleterre. Aujourd’hui, il est affirmé que grâce au confinement et surtout à la vaccination, les cas ont nettement diminué », ajoute-t-il.
Le médecin fait aussi ressortir qu’ayant vaincu la variole par la vaccination, les scientifiques sont nettement convaincus que pour surmonter cette pandémie, une immunité collective devra être atteinte. De ce fait, plus de 60 % de la population devra se faire vacciner. « Se faire vacciner signifie non seulement se protéger, mais aussi protéger les autres », précise-t-il.
Cependant, par mesure de sécurité, la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) conseille de consulter un médecin en cas de maux de tête qui persiste plus de quatre à cinq jours ou une apparition des ecchymoses au-delà du site d’injection après plusieurs jours.




