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Sexo : l’impact de la pornographie

La pornographie au sein du couple est-elle admissible ou est-ce qu’elle pervertit les amoureux ? Le sujet suscite tant d’intérêt. Réponse avec le psychologue Sadasiven Coopoosamy.

Que pensez-vous de la pornographie au sein du couple ? Les avis divergent. « C’est un sujet très ambigu et surtout très tabou dans la culture mauricienne. Les gens ont du mal à en parler ouvertement. Il faut donc toujours aborder la pornographie de façon à ne pas vexer personne, mais elle est belle et bien réelle dans la vie des couples », explique le psychologue Sadasiven Coopoosamy.

Pour ce dernier, la pornographie a ses avantages. Et parmi, elle peut sauver le couple qui est en naufrage. « La vie à deux est un long chemin. Au départ, la vie sexuelle peut être intense, mais graduellement, au fil des années, la situation change. Les ébats se font de plus en plus rares et diminuent en intensité », souligne-t-il.

Un stimulus additionnel

C’est pour cette raison que le psychologue estime que la pornographie peut apporter un plus au couple qui sait en profiter. « Tout en respectant l’autre, on arrive à utiliser la pornographie comme un stimulus additionnel », indique-t-il. Le mieux est donc de commencer avec un film érotique, de la pornographie « soft », afin que les deux partenaires se sentent à l’aise.

Cependant, le côté néfaste de la pornographie prend le dessus quand elle est imposée. « Et cela on retrouve surtout chez les hommes qui veulent imposer leurs fantasmes sur le couple. Là, les deux partenaires s’éloignent l’un de l’autre et cela devient inévitable, car la femme se sent dévalorisée. Elle n’est alors qu’un objet sexuel et n’est pas désirée comme une aimante », fait ressortir Sadasiven Coopoosamy.

La pornographie est aussi une échappatoire pour une autre catégorie de personne, notamment le troisième âge. « Il y a ce besoin de se sentir rajeuni et la pornographie aide quelque part à revivre les mêmes sensations d’antan », souligne le psychologue. La pornographie comble ainsi un vide central dans la vie, et cela concerne principalement les hommes âgés. Cela aide à pimenter leurs vies et redonner vie à leurs fantasmes.

Les tabous se brisent

La pornographie n’est plus taboue dans la vie de couple. C’est ce que révèle une étude IFOP pour Cam4. En effet, le thème de la pornographie semble être désormais totalement décomplexé dans un couple.
Les films X font partie intégrante dans la vie amoureuse de certains couples, sans qu’aucune honte ne soit évoquée. En France, plus de la moitié de la population en a déjà regardé avec leur conjoint(e), tandis que 69% seraient tout à fait prêts à tenter l’expérience, car le visionnage de ces longs-métrages coquins peut pimenter les moments câlins. 43% des personnes interrogées avouent avoir déjà fait l’amour devant ce genre de films. Aussi, 47% ont déjà tenté de reproduire des scènes ou des positions.

Il n’y a donc pas de tabou quant à ce sujet. D’ailleurs, 58% des sondés disent être au courant que leur conjoint regarde des films pornographiques. À noter que les femmes sont moins complexées que les hommes (64% contre 55%). Pour plus des trois-quarts des spectateurs, ce visionnage ne constitue aucun souci pour leur partenaire. Seuls 12% ont fait les frais d’un “non” catégorique. Dans les faits, 17% des hommes et 2% des femmes regardent au moins une fois par semaine un film X.

Attention : la pornographie chez les ados

51% des adolescents âgés entre 15 et 17 ans disent avoir déjà consulté un site Internet pornographique, rapporte une étude IFOP pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique.

La proportion de jeunes ayant déjà surfé sur un site porno explose, de l’ordre de 14 points entre 2013 et 2017. Les garçons sont les premiers concernés (63% contre 37% de filles). Dans la quasi-totalité des cas (96%), cette consultation s’effectue via des plates-formes gratuites. Les ados sont d’ailleurs plus nombreux que les adultes (78%) à visionner des images pornographiques par ce biais.

L’étude note un abaissement de l’âge à partir duquel un adolescent a déjà vu un film X, soit 15 ans. Une découverte qui s’effectue aussi bien avec la télévision (46%) qu’Internet (47%). Même les concernés considèrent que c’est un peu trop tôt (55%).

Pour autant, 45% des adolescents précisent que les films pornographiques leur permettent d’en apprendre sur la sexualité (contre 35% pour les adultes en 2009). La même proportion avoue avoir même déjà tenté de reproduire des scènes. Cette étude a été réalisée par l’IFOP auprès d’un échantillon représentatif de 1005 adolescents âgés de 15 à 17 ans.

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