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La pornographie au sein du couple : entre plaisirs et inconvénients…

Après avoir eu une certaine maturité du corps et de l’esprit, les hommes ont tendance à consommer de la pornographie en ligne pour alimenter tout désir sexuel. Ils le font aussi pour faire durer le plaisir allant jusqu’à même retarder l’éjaculation, en attendant que leur partenaire soit prête à atteindre l’orgasme. Cette semaine, le psychologue Sadasiven Coopoosamy explique les avantages et les désavantages de la pornographie.

« La pornographie agit comme un stimulus supplémentaire faisant éprouver à une personne, plus de plaisir sexuel. En la consommant, elle a l’occasion de se familiariser avec les jeux sexuels inhabituels qu’elle peut modifier ou construire afin de réalimenter le plaisir au sein de son couple ou avec sa partenaire. La pornographie devient ainsi une sorte de nourriture sexuelle qui l’aide à avoir un peu plus d’imagination, » soutient Sadasiven Coopoosamy.

Celui-ci explique que la pornographie accroit également le plaisir sexuel qui tarde à être éveillé chez certaines femmes, et ce tout en améliorant la qualité de l’érection. D’ailleurs, certaines femmes après avoir visionné de la porno, sont souvent plus vite excitées. Cela concerne surtout les films pornos dans lesquels l’actrice mène le bal avec l’homme à sa merci, indique Sadasiven Coopoosamy. « Cela les aide à éprouver un orgasme très intense et de qualité, » renchérit-il.

Le revers

Qu’en est-il des hommes ? La pornographie est libératrice pour certains d’entre eux, car elle enlève les inhibitions dans lesquelles les couples s’enferment et qui réduisent aussi leur joie de vivre, affirme le psychologue. Il souligne qu’au sein du couple, c’est surtout l’homme qui porte un intérêt excessif à la porno. « De ce fait, il n’est jamais satisfait et il souhaite toujours plus pour faire durer le plaisir. En se faisant, cela peut arriver qu’il devienne même un obsédé sexuel qui impose ses lois à sa partenaire. Résultats : les préliminaires sont au strict minimum lors des ébats, » soutient Sadasiven Coopoosamy.

Ce dernier fait ressortir que souvent l’homme n’a pas le temps de digérer un film qu’il en recherche un autre. C’est ce qui fait qu’il ne prendra jamais en considération les besoins et les désirs de satisfaction de sa partenaire. Ce qui a pour conséquence que la femme n’a pas l’impression d’être traitée comme un être humain, mais plutôt comme un objet à procurer du plaisir. « C’est la pire des choses qui puisse arriver à une femme. Cela peut même la conduire à avoir un dégout pour le sexe, » indique Sadavisen Coopoosamy. Tandis que chez l’homme devient graduellement indifférent aux charmes féminins et peut même être privé d’une érection.

Au lit

À un moment dans le temps, la pornographie était consommée essentiellement par les personnes ayant une sexualité débordante, voire celles qui sont frustrées et timides, entre autres. Toutefois, depuis que le sexe est ouvertement parlé dans les médias, la pornographie a fait son entrée dans la vie de pas mal de couples, surtout auprès de ceux qui sont jeunes, indique le psychologue. « Au départ, les couples ont une vie sexuelle intense et extrêmement active. Cependant, graduellement ils connaissent une baisse de désir après avoir puisé toutes les ressources à sa disposition et malgré la profondeur de leur amour, » explique Sadasiven Coopoosamy.

Cela résulte, selon le psychologue, à des ébats amoureux monotones. Ceux-ci, moins fréquents, causent des plaisirs de courte durée et de moins en moins intenses, avec le risque que le couple soit exposé à diverses sortes de troubles psychologiques. À titre d’exemple, la nervosité, l’insomnie ou encore la migraine ont tendance à éloigner les partenaires dans un couple. Le psychologue maintient encore une fois qu’une vie sans sexe est synonyme d’une vie morte. « C’est à partir de là qu’il faut introduire de nouveaux stimulants dans son couple, dont des magazines, des films érotiques et pornographiques soft. Toutefois, il ne faut pas brûler les étapes en allant directement vers la porno et les partenaires doivent s’entendre mutuellement sur ce sujet afin que chacun respecte les limites fixées par l’autre, » conclut Sadasiven Coopoosamy.

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