No Sex Life : la vie sans le sexe

Vivre une vie normale sans le sexe ? Presque impossible pour certains, mais une réalité pour d’autres. Aussi connus comme les asexuels, le manque de désir ne les affectent pas. Découvrez le concept du « no sex life ».
Désintérêt total pour le sexe. Cela existe. Il s’agit des asexuels, qui n’ont ni l’envie ni le besoin d’avoir une vie sexuelle. L’asexualité concerne les célibataires, mais aussi des personnes en couple qui n’accordent pas une importance significative à l’acte sexuel.
« Toutefois, cela peut être frustrant pour l’autre partenaire, car les envies et les désirs sont présents pour lui », indique le psychologue Sadasiven Coopoosamy. Ainsi, une personne asexuelle doit avoir une conversation franche et ouverte avec son partenaire pour bien expliquer ce qu’elle vit.
L’asexualité touche hommes et femmes. En effet, on reconnait un asexuel par son abstinence sexuelle. Sans se forcer, ni à se sacrifier, l’asexuel n’a pas de désir ou d’attirance sexuelle. Pour cette personne, le sexe n’a aucune importance.
Autre point ressorti par le psychologue, « c’est la société qui nous fait croire que la sexualité est indispensable à la vie. Cependant, certaines personnes ne sont pas de cet avis. Pour elles, d’autres centres d’intérêts prennent le dessus. »
Le psychologue explique que l’asexualité est même devenue une orientation sexuelle tout comme l’hétérosexualité, l’homosexualité, et la bisexualité. « Il s’agit d’une tendance qui prend le dessus dans le monde, et c’est en partie liée à notre rythme de vie », explique Sadasiven Coopoosamy.
De nos jours, les couples mettent en avant leurs accomplissements professionnels. « Ils travaillent pour un meilleur mode de vie, pour plus de confort. Et, on a de plus en plus d’activités. Le sexe devient optionnel, voire insignifiant », ajoute-t-il.
Mode de vie
Toutefois, en étant asexuel, il est impératif de montrer à son partenaire que ce n’est pas l’autre qui est la cause de ce désintérêt. « C’est là où le bât blesse. Il ne s’agit pas d’impuissance, mais d’un choix et d’un mode de vie. On pense souvent qu’on n’est pas à la hauteur au lit et de ce fait qu’on n’est pas assez attirant. Il faut que la personne asexuée parle de sa situation pour rassurer l’autre », indique Sadasiven Coopoosamy.
Cela dit, on peut être asexuel et romantique. Asexuel et attentionné. « On ne définit pas un asexuel comme une personne distante et froide. Bien au contraire, il se peut que seul l’acte sexuel ne l’intéresse pas », fait ressortir le psychologue.
D’ailleurs, dans certains cas, la sexualité peut faire partie de leurs vies. « Des personnes en couple doivent passer à l’acte pour faire des enfants, mais pas forcément par envie ou par passion », tient à préciser le psychologue. Le sexe devient alors un devoir conjugal et le désir est quasi-absent.
La tendance dans le monde
Les Américains font de moins en moins l’amour, selon une étude publiée dans le Journal Archives of Sexual Behavior, portant sur la sexualité de 26 620 jeunes adultes depuis 1989. Globalement, ils ont eu 9 rapports sexuels de moins par an en 2014, comparé au début des années 2000.
La tendance s’accentue surtout chez les couples mariés ou en concubinage qui ont eu 16 rapports sexuels de moins par an en 2014, comparé au début des années 2000, révèle l’étude.
Globalement, les Américains faisaient l’amour environ 60 à 65 fois par an jusqu’en 2000. Mais après 2002, ils montrent un désintérêt pour les ébats amoureux, surtout les couples mariés. Ces derniers ont fait l’amour 56 fois en moyenne par an en 2014, contre 67 fois en 1989. Depuis 2000, la tendance est inversée, les célibataires qui n’ont jamais été mariés sont plus actifs sexuellement que les couples mariés.
D’après l’étude, les réseaux sociaux, les jeux vidéo, les divertissements et les modes de vie ultra-connectés seraient les principaux tue-l’amour, bien plus que le travail. Les Millennials et la génération Z – qui sont nés et ont grandi au moment où les technologies high-tech émergeaient – font l’amour moins souvent que n’importe quelle génération précédente, ces nouvelles générations ayant moins de partenaires durables.
Si l’ensemble des Américains semble déserter la chambre à coucher, une catégorie de partenaires ne semble pas concernée par ce déclin : les seniors âgés de 70 ans et plus ont eu 11 rapports sexuels en 2014 contre 9,8 en moyenne en 1989.




