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Il y aurait un lien entre le temps passé devant des écrans et l’anxiété, selon une étude

Si vous avez augmenté votre temps d’écran pendant la pandémie, vous êtes peut-être plus susceptibles de développer des troubles anxieux, particulièrement si vous êtes jeunes, selon une étude.

Le mal-être des jeunes serait-il lié à l’augmentation du temps passé sur les écrans depuis le début de la pandémie ? En France, 32% des 18-24 ans  présenteraenit un trouble de santé mentale, selon une enquête Ipsos* pour Fondation FondaMental publiée en janvier. C’est 11 points de plus par rapport à l’ensemble de la population.

Ancrée dans le quotidien avant la pandémie de Covid-19, l’utilisation des écrans s’est intensifiée depuis. Selon une étude BVA-Addictions France** publiée en avril 2021, 60% des Français ont augmenté leur temps d’écrans récréatifs depuis le début de l’épidémie. Un quart d’entre eux passe au moins 6 heures par jour dessus, uniquement pour se distraire.

Cette tendance contribuerait à provoquer de l’anxiété, à en croire une étude de la Saint James School of Medicine, située à Saint Vincent dans les Caraïbes.

Les femmes plus touchées que les hommes

Les auteurs de cette étude ont mesuré les effets des écrans sur 294 adultes, âgés de 18 à 28 ans. Près de la moitié ont déclaré souffrir d’une dépression légère ou modérée depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Parmi eux, 70% ressentaient une anxiété légère et sévère. Pire encore, un peu plus de 30% pourraient potentiellement répondre à des critères de syndromes post-traumatiques.

Si l’utilisation du temps d’écran était le même entre les hommes et les femmes, ces dernières ont un score moyen de dépression, d’anxiété et de détresse dues à la pandémie plus élevé que les hommes.

“Comme la pandémie a déplacé le travail et l’éducation vers Internet, nous voulions mieux comprendre l’impact de cette transition”, explique la chercheuse Michelle Wiciak. “Nous avons trouvé des résultats inattendus, ouvrant potentiellement la voie à de futures recherches et à divers facteurs de protection, qui peuvent être essentiels pour maintenir une personne en bonne santé pendant des périodes tumultueuses”, conclut-elle.

* Etude Ipsos pour Fondation FondaMental auprès de 1300 personnes représentatives de la population âgées de 18 ans et plus dont 404 jeunes âgés de 18 à 24 ans

** Enquête BVA-Addictions France réalisée du 15 au 24 février 2021 auprès d’un échantillon national représentatif de 2001 personnes âgées de 15 ans et plus

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