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Traitement de la douleur : le risque cardiovasculaire du ‘diclofénac’ se confirme

Le diclofénac (Voltarène et génériques) ne doit surtout pas être utilisé en automédication, sous forme orale. Même sur des périodes réduites, le recours à cet anti-inflammatoire est associé à une augmentation du risque d’incidents cardiovasculaires. Le paracétamol est à privilégier.

Piocher dans l’armoire à pharmacie pour soulager ses douleurs est un réflexe courant. Mais en ce qui concerne les anti-inflammatoires, mieux vaut se passer de certaines molécules. Actuellement disponible sans ordonnance, le diclofénac (Voltarène et génériques) s’avère très utile en cas de lombalgie, règles douloureuses ou tendinite ou encore contre les douleurs provoquées par l’arthrose, l’arthrite et certains rhumatismes inflammatoires. Cependant, il ne doit en aucun cas être utilisé en automédication, rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en France.

L’utilisation du diclofénac sous forme orale (comprimés, gélules) est en effet associée à un risque accru d’incident cardiovasculaire, même sur des périodes courtes. C’est la conclusion d’une large étude danoise, publiée dans la revue médicale BMJ. Menée sur plus de sept millions d’hommes et de femmes, elle a comparé la survenue de troubles cardiovasculaires après prescription de plusieurs anti-inflammatoires (ibuprofène, naproxène, diclofénac) ou de paracétamol, par rapport à un groupe non traité.

Dans les 30 jours suivant le début du traitement, les incidents cardiovasculaires majeurs sont plus nombreux chez les personnes ayant reçu du diclofénac. Les chercheurs ont constaté plus de cas de fibrillation auriculaire, d’AVC ischémique, d’insuffisance cardiaque, mais aussi d’infarctus du myocarde. Par rapport aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), le diclofénac est associé à une augmentation du risque de 20 % à
30 %. Comparés au paracétamol, le Voltarène et ses génériques se démarquent là aussi par un risque accru de 20 %.

Au total, 15 spécialités sont concernées par cette mise en garde, ce qui représente plus de trois millions de boîtes délivrées en 2017. Selon l’ANSM, « le risque cardiovasculaire est bien connu ». Il a même justifié plusieurs évolutions de la notice d’utilisation à l’échelle européenne. Désormais, les AINS sont contre-indiqués chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires pré-existantes.
Jusqu’ici, de faibles doses sur de courtes durées étaient jugées sûres. Cette position officielle pourrait évoluer, à l’occasion de la réévaluation du produit, prévue pour le début de l’année 2019.

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