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Dr Mouniir Durgahee, médecin en Chine : il maîtrise les techniques de la chirurgie robotique

MaSha Ahmad Mouniir Durgahee, 26 ans, est un jeune médecin mauricien en Chine. Il poursuit ses études en vue de décrocher un master en chirurgie cardiothoracique. Il a fait partie de l’équipe de médecins qui a effectué la chirurgie robotique Da Vinci.

Le Dr Sha Ahmad Mouniir vit en Chine depuis près de huit ans. Il travaille comme médecin à l’hôpital Tongji dans la ville de Wuhan. Ahmad Mouniir a quitté le sol mauricien en 2010 pour ses études en Chine. Ancien étudiant du Collège Royal de Port-Louis, il a fait son MBBS à l’Université de Science et Technologie de Huazhong. Aujourd’hui, il peut être fier de ses réalisations.

« Je suis souvent appelé par des sociétés de chirurgie des universités pour aider les étudiants de baccalauréat et leur donner des conseils. La société internationale des étudiants de Chine m’a déjà invité pour des conférences », dit-il.

Chirurgie robotique

En 2016, le Dr Ahmad Mouniir a participé à la première chirurgie robotique Da Vinci. Il avait fait la une des journaux en Chine. Son équipe avait procédé à un pontage coronarien sur un patient âgé de huit ans en utilisant les techniques de chirurgie robotique les plus récentes et les premières du genre en Chine.

« En juin, j’ai eu la chance de contribuer au programme de chirurgie au Tibet et de figurer dans le film documentaire du programme. Notre équipe a effectué des interventions chirurgicales sur trois enfants tibétains atteints de cardiopathie congénitale et ce gratuitement », révèle-t-il.

La vie en Chine

Pour Ahmad Mouniir, la vie est belle en Chine. Il souligne que le rythme de vie en Chine est très rapide et que le pays est très avancé en matière de technologies. Selon lui, la Chine est un pays qui ne dort jamais. Il regrette qu’à Maurice, les gens ont tendance à sous-estimer les médecins formés en Chine. Notre interlocuteur estime que les étudiants en médecine font beaucoup de sacrifices pendant leurs études.

« Seul l’étudiant lui-même sait combien de nuits blanches il passe, combien d’examens il doit passer et combien d’argent il a dépense pour devenir médecin. Ce n’est pas seulement un titre mais il faut aussi continuer à apprendre tous les jours. Les médecins doivent s’adapter avec le temps, les nouvelles technologies et les nouvelles méthodes de traitement », précise-t-il.

Selon ce jeune médecin, le seul problème un Chine est la langue. Il explique que la Chine a une population vieillissante et beaucoup de gens ne parlent pas l’anglais. Mais il maintient qu’une fois la langue maîtrisée, on aimera la Chine.

« Les universités ont un niveau élevé et les diplômes sont reconnus dans le monde. La Chine pourrait être un bon choix pour les étudiants désireux d’acquérir des connaissances, » ajoute-t-il.

Profil

Né à Curepipe, Ahmad Mouniir était un étudiant brillant. Il avait toujours rêvé d’étudier au Collège Royal de Curepipe. Mais, il a fréquenté le collège Impérial. Il a brillé dans plusieurs matières pendant cinq années. Il a participé à de nombreuses compétitions telles que concours de dissertation, concours d’élocution et quizz. Après son SC, il a été admis au RCC.

Depuis son enfance, le jeune homme a toujours voulu travailler dur et exceller. Il avait un rêve : devenir pilote et découvrir le monde. Mais quand il a grandi et devenu plus mature, son rêve a changé. « Au cours de mes études secondaires, j’ai commencé à m’intéresser au domaine de la médecine. J’étais fasciné par la vie, la chirurgie et le sang.

C’est à ce moment-là que j’ai pris la décision d’être médecin un jour et sauver des vies », dit-il. Son père est chauffeur de taxi et sa mère femme au foyer. Il ne pouvait pas se permettre d’aller en Europe ou aux Etats-Unis. Aujourd’hui, il est reconnaissant à sa famille pour les sacrifices consentis.

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