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Des médecins alertent sur l’urgence de surveiller le cœur des patients atteints de cancer

Les traitements administrés pour traiter le cancer ont des conséquences sur la santé cardiaque des patients, rappelle une étude présentée samedi 4 mai dans le cadre du congrès de la Société européenne de cardiologie.

L’insuffisance cardiaque causée par le traitement du cancer peut survenir jusqu’à 20 ans après le traitement, expliquent les scientifiques à l’origine de l’étude. “Selon le type de chimiothérapie et de radiothérapie, entre 1% et 25% des patients atteints d’un cancer peuvent développer une insuffisance cardiaque due au traitement du cancer”, a rappelé Robyn Clark, professeure à l’université Flinders (Adélaïde, Australie) et autrice principale de l’étude présentée lors du congrès EuroHeartCare 2019.

L’équipe de la Pre Clark a examiné les dossiers médicaux de 46 patients atteints de cancer cardiotoxique sélectionnés au hasard admis à l’hôpital entre 1979 et 2015. Seulement 11% ont été référés à un cardiologue avant la chimiothérapie et moins de la moitié (48%) ont été orientés vers une clinique spécialisée en cardiologie après le traitement de leur cancer.

Près de 40% étaient en surpoids ou obèses, 41% étaient des fumeurs ou d’anciens fumeurs, 24% étaient des consommateurs réguliers d’alcool, 48% souffraient d’hypertension et 26% étaient diabétiques. Des profils qui correspondent tous à des facteurs de risques cardiovasculaires.

Une surveillance avant, après et pendant le traitement

Onze des patients qui ont participé à l’étude ont été interrogés sur leurs habitudes de vie. Plus de la moitié d’entre eux a expliqué avoir commencé à manger sainement après leur diagnostic de cancer, mais ne semblaient toutefois pas comprendre l’importance d’une alimentation équilibrée.

Or, comme le rappelle la Pre Clark, le risque de cardiotoxicité dépend également d’éléments néfastes pour le coeur, comme le tabagisme et l’obésité. “Une meilleure surveillance du cœur et une intervention avant, pendant et après le traitement peuvent prévenir ou atténuer l’impact de cette cardiotoxicité”, souligne-t-elle.

La Pre Clark estime qu’il en va de la responsabilité des médecins d’informer leurs patients cancéreux des risques de cardiotoxicité des traitements. “La cardiotoxicité peut survenir même chez les personnes qui n’ont pas de facteurs de risque cardiovasculaire, car les médicaments contre le cancer comme les anthracyclines et le trastuzumab sont mauvais pour la santé cardiaque. En surveillant le cœur tout au long du cancer, on peut s’assurer qu’il est protégé”, rappelle-t-elle.

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