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Alzheimer: une seule nuit blanche suffit à causer des dégâts cérébraux

Une seule nuit blanche peut conduire à une accumulation de plaques amyloides dans le cerveau, des anomalies liées au développement de la maladie d’Alzheimer, révèle une nouvelle étude américaine publiée en avril.

Les personnes privées de sommeil pendant une nuit manifestent une augmentation “immédiate et significative de plaques amyloïdes dans le cerveau”, montre une nouvelle étude publiée dans la revue médicale Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Ces agrégats de la protéine bêta-amyloïde sont des marqueurs connus liés à des déficits cognitifs et la démence, symptomatiques de la maladie d’Alzheimer.

Pour évaluer les effets d’une nuit blanche sur le cerveau, les chercheurs ont recruté 20 personnes saines sans antécédent de troubles cérébraux et leur ont fait passer deux nuits en laboratoire dont une où “ils n’ont pas fermé l’oeil”, précise l’étude.

Comparativement à une bonne nuit de sommeil, la privation de sommeil a été associée à une augmentation significative de plaques amyloïdes dans le cerveau.

Ces dépôts ont été observés dans des zones du cerveau liées à la mémoire et la pensée comme l’hippocampe et le thalamus, “un centre important pour retransmettre des informations sensorielles au cerveau”, souligne l’étude.

Sans pour autant établir un lien de cause à effet entre la dette de sommeil et la maladie d’Alzheimer, les chercheurs émettent deux hypothèses pour expliquer ce phénomène.

Premièrement, quand les gens ne dorment pas, leurs neurones meurent, “menant potentiellement à une formation de plaques amyloides”, expliquent les auteurs de l’étude.

Deuxièmement, le sommeil facilite le déplacement des déchets du cerveau, incluant ces dépôts, “car les neurones diminuent de taille en dormant, créant de l’espace entre les cellules permettant de dégager les toxines.

L’étude ne dit pas en revanche si une bonne nuit de sommeil peut inverser les effets néfastes de l’insomnie. D’autres recherches évalueront ce cas de figure.

Par ailleurs, d’autres travaux devraient dire si de hauts niveaux de plaques bêta-amyloide dans le cerveau augmentent le probabilité de formation de blocs denses entre les neurones, une condition grave conduisant à la dégénérescence.

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