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En famille, les écrans exacerberaient les frustrations des petits

Les parents qui passent beaucoup de temps sur leurs téléphones ou devant la télévision pendant les moments habituellement réservés à la famille, comme les repas, les jeux et au coucher des enfants pourraient ainsi contribuer aux mauvais comportements des petits, comme le montrent de nouvelles recherches américaines.

Des chercheurs de l’Illinois State University et de l’University of Michigan Medical School avaient pour objectif de voir comment l’utilisation de la technologie par les parents pouvait influencer le comportement de leur enfant.

Ils ont développé le concept de “technoférence” qu’ils ont défini comme des “intrusions quotidiennes et des interruptions dues aux appareils technologiques”. Ils voulaient savoir si ces interférences pouvaient entraîner une plus grande frustration, de l’hyperactivité et des caprices chez les plus jeunes.

Pour mener leurs recherches, les scientifiques ont suivi 183 couples et leur enfant de 5 ans ou moins.

On demanda aux parents d’indiquer combien de fois par jour les différents appareils interrompaient leurs conversations ou leurs activités avec leurs enfants. Ils devaient aussi noter le temps passé devant les écrans par leurs enfants.

On leur demanda aussi d’évaluer le comportement d’intériorisation de l’enfant, en notant s’ils boudaient souvent ou s’ils étaient susceptibles, et leur comportement d’extériorisation en évaluant la récurrence des colères et s’ils étaient facilement frustrés par une situation.

Pour finir, les parents devaient aussi renseigner leurs propres niveaux de stress et de dépression et évaluer le soutien reçu par leur partenaire.

Les scientifiques ont trouvé que dans presque toutes les familles, au moins un appareil électronique venait interrompre les interactions parent-enfant à un moment ou un autre de la journée.

Après avoir pris en compte d’autres facteurs pouvant potentiellement influencer les résultats, les chercheurs ont aussi trouvé qu’un niveau plus élevé de comportements extériorisés prédisait une plus grande technoférence, et un stress plus marqué chez les parents.

La technoférence prédisait aussi souvent une plus forte propension aux colères et frustrations de l’enfant.
L’étude a aussi suggéré des liens entre la technoférence et le comportement intériorisé de l’enfant, mais ces liens étaient plus faibles.

L’équipe est arrivée à la conclusion que les parents qui avaient du mal à faire face au comportement de leur enfant pouvaient utiliser la technologie comme échappatoire. Mais cette tactique peut s’avérer contre-productive et empirer le comportement de l’enfant.

Les scientifiques ont précisé que comme le temps passé devant les écrans interrompait les opportunités d’offrir un soutien émotionnel de qualité, les enfants pouvaient devenir en réaction encore plus problématiques. Ceci entraînait encore plus de stress chez les parents, qui recouraient encore plus à la technologie pour s’évader et ainsi alimenter le cercle vicieux.

“Ces résultats soutiennent l’idée que les relations entre la technoférence parentale et le comportement extériorisé de l’enfant sont transactionnelles et qu’ils s’influencent avec le temps”, a expliqué le co-auteur Brandon T. McDaniel.

Jenny S. Radesky, l’autre co-auteur de l’étude, a ajouté que leurs observations des repas avait par ailleurs montré que le comportement de l’enfant pouvait régulièrement dégénérer lorsqu’il essayait de capter l’attention de ses parents rivés à leurs appareils mobiles.

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