Endométriose : une maladie encore méconnue qui touche des milliers de Mauriciennes

À l’occasion du mois mondial de l’endométriose, l’AEGLE Clinic, située à Central Flacq, met en avant les services de son département spécialisé en santé féminine, l’AEGLE Elle Centre, consacré à la prise en charge de cette maladie chronique qui concerne un nombre important de femmes à travers le monde.
L’endométriose toucherait près d’une femme sur dix en âge de procréer à l’échelle mondiale. En se basant sur ces estimations, entre 40 000 et 50 000 Mauriciennes pourraient être concernées par cette pathologie. Pourtant, elle reste encore souvent méconnue et sous-diagnostiquée. À Maurice, la banalisation des douleurs menstruelles et le manque d’information sur la maladie peuvent retarder le diagnostic et la prise en charge.

L’endométriose se caractérise par la présence de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Cette anomalie peut entraîner des douleurs pelviennes importantes et, dans certains cas, des difficultés à concevoir. Les symptômes varient d’une patiente à l’autre mais incluent généralement des règles particulièrement douloureuses, des douleurs pelviennes chroniques ou encore des troubles du cycle menstruel. Certaines femmes peuvent également souffrir de saignements abondants ou irréguliers, de douleurs lors des rapports sexuels ou de troubles digestifs tels que ballonnements et douleurs lors des selles. La maladie peut aussi provoquer une fatigue persistante et, dans certaines situations, affecter la fertilité.
Lorsque les nerfs sont touchés, les douleurs peuvent irradier vers le bas du dos ou les jambes, parfois sous forme de sciatiques ou de picotements. Dans des cas plus rares, l’endométriose peut également atteindre d’autres organes, notamment les poumons, provoquant alors des difficultés respiratoires.
Face à ces défis, l’AEGLE Elle Centre propose une prise en charge intégrant différentes approches médicales. Le centre offre notamment des examens permettant d’établir un diagnostic plus précis, comme l’hystéroscopie pour l’évaluation de l’infertilité ou des anomalies utérines, ainsi que des techniques d’imagerie avancée telles que l’échographie 4D.
Les options de traitement comprennent également des approches non chirurgicales, notamment l’utilisation du laser et de la radiofréquence, ainsi que certaines interventions chirurgicales lorsque cela est nécessaire. Ces soins s’inscrivent dans une prise en charge plus large de la gynécologie reconstructive et fonctionnelle, qui peut aussi concerner d’autres troubles comme le vaginisme, la sécheresse vaginale ou les douleurs lors des rapports.
Au-delà de l’aspect médical, le centre indique adopter une approche globale tenant compte des conséquences physiques et psychologiques de la maladie. Un accompagnement psychologique peut être proposé afin d’aider les patientes à gérer les effets de l’endométriose sur leur bien-être et leur qualité de vie.
Selon le Dr Teenushka Issarsing, CEO d’AEGLE Clinic et obstétricienne-gynécologue esthétique et reconstructrice, une meilleure compréhension de l’endométriose et de ses symptômes reste essentielle pour favoriser un dépistage plus rapide. Elle souligne qu’un diagnostic précoce permet non seulement d’améliorer la gestion de la douleur, mais aussi de limiter certaines complications à long terme, notamment les problèmes de fertilité.




