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Cancer du sein : les femmes matinales auraient un risque moins élevé

Une vaste étude menée par une équipe internationale de chercheurs a montré que les lève-tôt pourraient enregistrer un risque moindre de développer un cancer du sein par rapport aux femmes qui seraient plus “du soir”.

Cette étude, menée par des scientifiques britanniques, américains, français et norvégiens, a pris en compte des données concernant 180.216 femmes suivies de la cadre du UK Biobank (une étude comprenant les données génomiques de plus de 500.000 résidents du Royaume-Uni) et 228.951 femmes de l’étude Breast Cancer Association Consortium (BCAC).

En recourant à une technique appelée randomisation mendélienne (qui étudie des variantes génétiques pour voir si certains facteurs sont associés à un risque accru ou abaissé de maladie), les chercheurs ont analysé chez les femmes les variantes génétiques associées à trois traits de sommeil particuliers : une préférence pour le matin ou le soir (chronotype), la durée du sommeil et les insomnies.

Comme la randomisation mendélienne donne des résultats plus fiables, si une association est trouvée, elle est plus susceptible de suggérer une relation directe.

Les résultats, repris par la revue The BMJ le 26 juin, ont montré des preuves cohérentes sur le fait qu’être matinale était associé à un risque plus faible de développer un cancer du sein, par rapport aux femmes moins matinales.

Les chercheurs ont aussi noté des preuves suggestives sur le fait que les personnes qui dormaient plus longtemps que les 7 ou 8 heures recommandées pouvaient voir leur risque de développer la maladie augmenter, bien que les résultats n’étaient pas clairs sur les effets des insomnies sur le risque de cancer du sein.

Les scientifiques ont ajouté que les effets des habitudes de sommeil étaient susceptibles d’être moins importants que les effets d’autres facteurs bien connus du risque du cancer du sein, comme l’indice de masse corporelle ou la consommation d’alcool.

Ils ont aussi précisé que l’étude avait aussi ses limites, surtout du fait que les données sur le sommeil provenaient des dires des femmes et non d’outils de suivi, et que les femmes étudiées étaient toutes d’origine européenne. Reste à savoir si cette étude pourra s’appliquer à d’autres groupes de personnes. Malgré ces limites, l’étude à de grandes forces comme le fait que les chercheurs ont recouru à plusieurs méthodes pour évaluer les données émanant de deux études très qualitatives.

Il a été montré par le passé que les femmes qui travaillaient de nuit pouvaient enregistrer un risque accru de cancer du sein, peut-être du fait que les horaires venaient chambouler leurs cycles de sommeil et qu’elles étaient exposées à de la lumière pendant la nuit.

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