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#WorldBreastfeedingWeek2025 : Vers une nouvelle loi pour la protection de l’allaitement maternel

À l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, observée du 1er au 7 août, le ministère de la Santé et du Bien-être a annoncé l’élaboration d’un projet de loi visant à réglementer la publicité autour des substituts du lait maternel. Cette annonce a été faite par le Dr Tavisha Gunness, Breastfeeding Coordinator au ministère, lors d’un atelier de sensibilisation destiné aux professionnels des médias et représentants d’ONGs, tenu le mardi 5 août au Gold Crest Hotel, à Quatre-Bornes.

L’objectif est de s’aligner sur l’International Code of Marketing of Breast-Milk Substitutes, mis en place par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF, afin de protéger l’allaitement maternel contre les stratégies de marketing agressives qui peuvent compromettre sa pratique dès la naissance. « C’est une mesure essentielle pour promouvoir et soutenir l’allaitement maternel, en conformité avec les normes internationales. Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas d’interdire la vente du lait en poudre, mais bien de réglementer la manière dont il est promu, notamment lorsqu’il est question de pratiques de marketing agressives », a expliqué le Dr Gunness.

Un taux d’allaitement en baisse

Au cours de son intervention, la coordinatrice a également souligné qu’une étude est en cours pour mettre à jour les données sur l’allaitement maternel. D’ailleurs, selon elle, la situation de l’allaitement maternel à Maurice reste préoccupante. Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2002, Maurice occupait la 117e place sur 142 pays en matière d’allaitement maternel exclusif, avec un taux de 21 %. Une autre étude menée en 2013 par le Mauritius Institute of Health (MIH), intitulée « An Assessment of the Breastfeeding Practices and Infant Feeding Pattern among Mothers in Mauritius », indiquait que seulement 17,9 % des mères avaient allaité leur enfant exclusivement pendant les six premiers mois.

La durée moyenne de l’allaitement maternel exclusif était alors de 2,1 mois, soit bien en dessous de la recommandation de l’OMS, qui préconise un allaitement exclusif pendant les six premiers mois de vie. « Selon les tendances observées jusqu’à présent, la proportion de mères allaitantes pourrait être encore plus faible aujourd’hui, malgré les multiples campagnes de sensibilisation », a-t-elle ajouté.

Aussi, cette semaine dédiée à l’allaitement maternel est également l’occasion pour le ministère de faire le point sur les avancées réalisées dans le cadre du National Action Plan on Breastfeeding 2022-2027. Si certaines mesures ont été mises en œuvre, d’autres n’ont pu être concrétisées en raison d’un manque de financement. Parmi les initiatives restées en suspens figurent la création de Breastfeeding Pods (espaces dédiés à l’allaitement) dans les lieux publics comme les centres commerciaux, l’implantation de Breastfeeding Clinics dans les structures de santé publique ou encore la mise en place d’une banque de lait maternel (Breast-Milk Bank).

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