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Journée mondiale de l’orgasme : comment atteindre le plaisir ultime ?

Hommes et femmes veulent l’atteindre. L’orgasme, le point culminant du plaisir, est un sujet plutôt tabou, car chez les femmes, il est plutôt rare. Chez l’homme, plusieurs mythes y sont associés. Le psychologue Sadasiven Coopoosamy décrypte cette ultime sensation de plaisir à l’occasion de la Journée mondiale de l’orgasme, observée le 21 décembre.

« L’éjaculation n’est pas la preuve d’un orgasme chez les hommes ». Voilà une réalité cruelle qu’explique le psychologue Sadasiven Coopoosamy. Ce dernier estime que l’éjaculation et l’orgasme sont deux choses très distinctes. « Un homme peut éjaculer sans avoir un orgasme », dit-il catégoriquement. Pour savoir si son partenaire a atteint l’orgasme, il faut, selon lui, être attentif à ses mouvements et ses réactions lors de l’éjaculation. « Les signes sont plutôt discrets, c’est pour cette raison qu’il faut vraiment connaître son partenaire », indique le psychologue. Parmi les signes, on retrouve le souffle saccadé et plus bruyant. Il y a aussi de petits gémissements ou alors le corps est contracté, puis se relâche.

Aussi, l’orgasme, c’est une question de quelques secondes. Un sentiment de plaisir extrême qui dure environ 6 à 9 secondes selon les spécialistes. « Chez les femmes, il peut durer en moyenne jusqu’à 20 secondes. Cependant, chez les hommes, ce plaisir ultime ne dure vraiment pas longtemps », fait comprendre le psychologue. Une fois ce moment de « bonheur » atteint, il faut pouvoir en profiter chaque seconde.

Autre mythe que casse le psychologue Sadasiven Coopoosamy, c’est que l’orgasme ne s’enchaîne pas chez les hommes. En effet, chez la femme, un triple orgasme n’est pas anodin. C’est possible et cela peut arriver en quelques minutes. Par contre, les hommes n’ont pas ce même avantage. « Le corps masculin est ainsi fait. Il est conditionné de façon à devoir se recharger pour pouvoir repasser à l’acte », fait comprendre le psychologue. Le temps de repos entre deux éjaculations ou deux orgasmes est donc essentiel. Le conseil : se reposer dès qu’un premier acte sexuel est fini pour reprendre de plus belle après un quart d’heure environ.

Simuler l’orgasme

Et finalement, oui, les hommes aussi peuvent simuler l’orgasme tout comme les femmes. « En effet, contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas que les femmes qui simulent. Les hommes aussi peuvent faire semblant pour ne pas blesser son partenaire », souligne le psychologue, qui estime que cela arrive plutôt souvent, surtout au sein des nouveaux couples. « Il suffit, pour eux, de pousser quelques gémissements et c’est bon », ironise-t-il.

Pour accéder plus facilement à l’orgasme, une autre technique est possible. Cela demande à stimuler la prostate. L’orgasme est atteint plus rapidement, mais il est aussi dit que le plaisir est plus intense. La stimulation de la prostate est aussi connue comme le point P chez les hommes. Cette zone se situe entre la base du pénis et l’anus.

D’ailleurs, feindre l’orgasme pour la bonne santé du couple est acceptable selon lui : « Presque toutes les femmes ont une fois, dans leur vie, simulée l’orgasme ». Pour le psychologue, la simulation de l’orgasme peut être bénéfique pour la bonne santé du couple, toutefois, la communication doit être la base de toute relation, car simuler trop souvent revient à se mentir selon lui. « Il est impossible d’avoir un orgasme à chaque fois qu’on fait l’amour. Déjà, les nouveaux mariés qui ne le savaient pas ont vite été déçus », raconte-t-il. Ensuite, le moral n’est pas toujours le même, ce qui fait qu’on peut réagir différemment à chaque fois.

« On remarque une gêne chez les hommes quand ils voient que la femme n’est pas en train de ressentir du plaisir », indique-t-il. D’ailleurs, selon une étude dirigée par Gayle Brewer de l’University of Central Lancashire et Colin Hendrie de l’Université de Leeds, 92 % des femmes simulent pour faire plaisir à leurs partenaires. « On réalise alors que certaines femmes acceptent de simuler pour faire plaisir et surtout pour ne pas vexer l’autre », ajoute Sadasiven Coopoosamy. La femme, consciente de l’impact qu’auront ses réactions, finit par simuler pour flatter l’ego de son conjoint. « Il est clair que de nombreuses femmes le feraient pour retenir leurs maris à la maison de peur que si ce dernier n’est pas satisfait au lit, il risque d’aller voir ailleurs », conclut le psychologue.

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