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Tabac et dépression pourraient être liés chez les jeunes adultes

De nouvelles recherches ont montré que la cigarette pouvait non seulement avoir un effet néfaste sur la santé physique mais aussi sur la santé mentale.

Une équipe israélienne du Hadassah Braun School of Public Health and Community Medicine de l’Université de Jérusalem, de l’Université de Belgrade en Serbie et de celle de Pristina au Kosovo, a mené de nouvelles recherches sur 2.000 étudiants d’universités serbes, suivis pour leurs symptômes dépressifs et leur consommation de tabac.

Leurs résultats, repris le 8 janvier dans la revue PLOS ONE, ont montré que parmi les étudiants fumeurs, les taux de dépression clinique étaient trois fois supérieurs à ceux des étudiants non-fumeurs.

Plus précisément, 14% des étudiants qui fumaient à l’Université de Pristina souffraient de dépression, en comparaison avec seulement 4% des participants non-fumeurs. A l’université de Belgrade, 19% des fumeurs souffraient de dépression, contre 11% des non-fumeurs.

Leurs résultats restaient avérés même après avoir pris en compte les contextes économiques et socio-politiques des étudiants.

“Notre étude vient étayer une somme grandissante de données montrant que la cigarette et la dépression sont très liées”, a commenté l’auteur, le professeur Hagai Levine. “Bien qu’il soit encore trop précoce pour avancer que fumer cause la dépression, le tabac semble avoir un effet néfaste sur notre santé mentale.”

Le professeur Levine a ajouté qu’il aimerait que les autorités commencent à prendre en compte les effets du tabac sur la santé mentale. “J’incite les universités à défendre la santé de leurs étudiants en créant des campus non-fumeurs qui interdisent non seulement la cigarette sur le campus mais aussi les publicités pour le tabac.”

Une étude précédente de 2017, menée par des chercheurs du King’s College de Londres et de l’Université Charles de Prague, avait déjà montré que l’arrêt de la cigarette pouvait aider à améliorer les symptômes de la dépression. Après avoir pris en compte 3.775 patients d’une clinique de sevrage tabagique tchèque, ils ont trouvé que 66,3% des personnes qui arrivaient à arrêter et qui avaient souffert de dépression modérée ou grave quand ils fumaient rapportaient aucun ou peu de symptômes de dépression au cours d’une année entière de suivi.

On notera que les taux de fumeurs parmi les personnes atteintes de troubles mentaux représentent plus du double de ceux de la population globale du Royaume-Uni (environ 40% contre 20%), soit environ trois millions des 9,6 millions d’adultes britanniques fumeurs vivant avec une maladie mentale.

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