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Malbouffe : quelles sont les conséquences sur la santé ?

Une mauvaise alimentation peut avoir de graves conséquences sur l’organisme. À l’occasion de la Journée mondiale de la malbouffe, observée le dimanche 21 juillet, on fait le point sur les dangers qui guettent une alimentation non contrôlée avec la nutritionniste Yoshinee Dhunnoo.

La Journée mondiale de la malbouffe, plus connue comme le « Junk Food World Day », est l’occasion d’attirer l’attention des Mauriciens sur les mauvaises habitudes alimentaires qui ont tendance à prendre le dessus dans notre quotidien. D’abord, comment définir la malbouffe ? « Il s’agit d’un mode alimentaire néfaste pour la santé avec trop de matières grasses, de sel, de sucres et d’agents conservateurs et pas assez de fruits et légumes », explique la nutritionniste Yoshinee Dhunnoo.

Ce style de vie a un impact négatif sur l’organisme et fragilise le système immunitaire et laisse la place à des complications de santé. Le premier signe d’une mauvaise alimentation est la prise de poids. « Manger trop gras, trop salé et trop sucré finit par être visible par la prise de poids. Par contre, si rien n’est fait à temps, cela peut entraîner d’autres problèmes de santé, tels que l’obésité et le diabète », indique la nutritionniste. Le diabète est, lui, associé aux maladies cardiovasculaires et aux problèmes visuels (cataracte).

Ensuite, une alimentation riche en sel contribue à un risque élevé d’hypertension. « Par ricochet, l’hypertension peut mener aux complications cardiovasculaires. Il s’agit d’un ensemble de problèmes de santé étroitement liés à une mauvaise alimentation », souligne-t-elle. Idem pour le sucre qui affecte la santé bucco-dentaire des enfants et ensuite mène à l’obésité et au diabète. Le manque de fibres provoque également des effets néfastes sur la santé. La première conséquence est la constipation et si la situation perdure, le risque de développer des hémorroïdes devient plus élevé.

Quelle solution envisagée ?

Pour arriver à une alimentation équilibrée, on parle de « dietary goals ». Ces objectifs consistent à manger moins de matières grasses, à couper le sel, à consommer moins de sucre et surtout à diminuer la consommation des aliments prêts-à-manger. Ensuite, de miser davantage sur les fruits et légumes ainsi que les aliments riches en fibres pour booster son système immunitaire et veiller au bon fonctionnement de l’organisme. « Les fibres aident à éliminer les toxines et jouent un rôle très important », fait comprendre Yoshinee Dhunnoo. L’eau est également à privilégier pour une bonne santé.

Pour la nutritionniste, il est aussi important d’attirer l’attention sur une tendance alimentaire qui devient inquiétante. « Trop de Mauriciens sautent le premier repas de la journée. Le petit-déjeuner doit absolument faire partie de notre quotidien. Au cas contraire, on constate qu’ils se jettent sur les fast-foods pour un brunch bien trop gras et salé ».

Finalement, les aliments transformés prêts-à-cuire dans des boîtes de conserve ou en sachets et qui nous facilitent la vie en cuisine ne sont pas nécessairement bons pour la santé. « Il y a souvent trop d’huile, trop de sel et des agents conservateurs qui ne sont pas bons pour la santé sur le long terme », précise-t-elle.

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