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L’huile d’olive dans le « top 10 » des produits alimentaires les plus souvent victimes de fraudes

L’or vert serait-il victime de son succès ? L’explosion de la demande et la valorisation du litre d’huile d’olive (3 à 4 fois supérieure à celle des huiles végétales pour les produits d’entrée de gamme) a de quoi attiser les convoitises et les pratiques frauduleuses selon le magazine Que Choisir. En 2013, un rapport du Parlement européen plaçait d’ailleurs l’huile d’olive dans le « top 10 » des produits alimentaires les plus souvent victimes de fraudes.

C’est au consommateur de mieux lire les étiquettes, d’être attentif, en particulier, à la date de durabilité minimale (DDM) et à l’origine de l’huile qu’il achète. Telles sont les consignes adressées aux consommateurs suite à la publication des résultats de contrôle effectué en France. On trouve en effet sur les étiquettes, même sur nos rayons, les mentions « origine UE ». Or, plus l’indication de l’origine est floue, plus le taux de non-conformité augmente.

Pour leur part, les marques industrielles françaises (Puget, Lesieur ou Maille), aussi commercialisées à Maurice, ont des processus de contrôle sévères qui leur garantissent la mise sur le marché de produits homogènes, mais sans grande qualité organoleptique. C’est plutôt dans les circuits parallèles aux prix alléchants, que se retrouvent le plus de produits non conformes. Il est donc plus sûr de se tourner vers les appellations d’origine protégées françaises ou européennes (Espagne, Italie ou Grèce) qui proposent des produits plus typés et qui doivent répondre à un cahier des charges précis.

La publication récente des résultats du plan de contrôle annuel mené en 2016 par la Répression des fraudes (DGCCRF) a fait l’effet d’une bombe. Et pour cause : il pointait un taux de près de 50 % de non-conformité des échantillons d’huiles d’olive analysés. Un résultat largement repris par la presse et qui jette un discrédit sur un produit pourtant plébiscité par les nutritionnistes et les consommateurs, tant pour ses qualités organoleptiques que nutritionnelles. Les résultats du dernier test comparatif de Que Choisir sur 15 huiles d’olive bio vierges extra révélait un nombre de dérapages du même ordre (6 produits sur 15 ne méritaient pas la dénomination vierge extra).

Pour autant, les conclusions du rapport de la DGCCRF sont plus nuancées. La grande majorité des non-conformités concernait l’étiquetage et non la qualité sanitaire du produit lui-même. Parmi les problèmes relevés on trouve, par exemple, l’absence d’indication de l’origine ou des conditions de conservation, l’absence ou un allongement frauduleux de la date de durabilité minimale (DDM), mais aussi des indications fantaisistes ou encore l’omission de l’adresse du fabricant.

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