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Dr Noor Abbassakoor : « le diabète n’est pas une fatalité »

Il est possible de bien vivre avec le diabète quand la maladie est strictement contrôlée. C’est ce qu’avance le Dr Noor Abbassakoor, endocrinologue. Il animait une causerie sur le diabète lors du Doctor’s Chat, à Fortis Clinique Darné.

Pour le médecin, la maladie ne se guérit pas, mais il est possible de mener une vie tout à fait normale et d’éviter toutes les complications liées au diabète. Il doit y avoir une prise de conscience et il est également primordial que les Mauriciens adoptent de nouvelles habitudes pour faire reculer les chiffres alarmants (plus de 250 000 de Mauriciens sont diabétiques).

« Il y a un changement de fond à faire puisque cela concerne notre mode de vie, notre alimentation et notre manque d’activité physique », souligne-t-il. Ensuite, le changement doit aussi venir des non-diabétiques pour faire décliner la tendance.

Une alimentation contrôlée

Difficile de parler du diabète sans parler de l’alimentation. « L’exercice en lui-même n’aide pas à maigrir. Il faut absolument contrôler son alimentation pour une meilleure santé. Il faut au moins quatre heures de sport par jour pour perdre du poids. »

« On perd environ 200 calories en faisant une heure de cardio sur un tapis roulant et ces mêmes 200 calories peuvent être remplacées par trois biscuits », indique le médecin. Ce qui lui amène à dire que l’alimentation est la première chose à revoir, surtout chez les Mauriciens qui mangent quotidiennement du riz.

Contrôler le stress

Le stress est un autre facteur aggravant. « Il n’y a pas que la nourriture et le sport, mais le mode de vie en général. De plus en plus, avec les responsabilités professionnelles, le stress affecte davantage les gens et cela a un impact direct sur la glycémie », indique-t-il.

Prise de conscience

Les non-diabétiques qui veulent changer positivement leurs habitudes alimentaires peuvent, selon le médecin, diminuer le risque de devenir diabétique par 70 %. « C’est l’importance de la prévention, car une fois diabétique, 50 % du pancréas est déjà affecté. C’est pour cette raison qu’on veut surtout sensibiliser les non-diabétiques et les prédiabétiques pour qu’il y ait une prise de conscience et un vrai changement afin d’éviter d’avoir la maladie », fait-il comprendre.

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