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Cancer du colon : un régime riche en fibres pourrait améliorer la survie

À titre préventif, fibres et céréales complètes sont la base d’un régime alimentaire anti-inflammatoire, particulièrement protecteur du colon et de l’intestin.Selon une nouvelle étude américaine de la Harvard Medical School, enrichir son régime en fibres pourrait même améliorer les chances de survie en cas de cancer du côlon.

Les patients atteints d’un cancer colorectal non métastasé ont vu leur risque de mortalité baisser de près de 25% à chaque 5 grammes de fibres ajoutés à leur régime alimentaire, a constaté une équipe de chercheurs de la Harvard Medical School.

Ces résultats sont publiés dans la revue médicale Jama Oncology tandis qu’en France, l’Institut national du cancer (INCa) lance une nouvelle campagne de dépistage du cancer colorectal en novembre, qui concerne principalement les plus de 50 ans et touche 43.000 personnes chaque année.

On sait déjà que les produits bruts non raffinés comme les fibres et les céréales complètes diminuent le risque de cancer de 30 à 35%, “surtout les cancers digestifs du côlon, du pancréas et de l’estomac”, indique Marie-Christine Boutron-Ruault, directrice de recherche Inserm à l’Institut Gustave-Roussy, et vice-présidente du Comité d’experts spécialisé “Nutrition humaine” à l’Anses.

L’étude, conduite auprès de 1.575 patients, montre que les fibres des produits céréaliers (farines complètes, riz complet, quinoa) et des grains entiers (noix) ont été les plus bénéfiques sur les chances de survie des participants comparativement aux fibres végétales (légumes) qui réduisent la mortalité, mais non spécifiquement dans les cas de cancer du côlon. Les fruits n’ont quant à eux aucune influence sur le risque de mortalité.

À l’issue des 8 ans de suivi, 773 participants sont décédés dont 174 d’un cancer colorectal, précise l’étude.

“Lorsque vous mangez plus de fibres, vous chargez votre organisme en vitamines, minéraux et antioxydants”, explique Samantha Heller, nutritionniste au New York University Medical Center. Elles permettent aussi de nourrir les milliards de bactéries qui tapissent le microbiote et de combattre ainsi les maladies, dont le cancer, les maladies cardiovasculaires et même la dépression”.

Pour inclure plus de fibres dans son assiette, les auteurs de l’étude recommandent de prévoir un sandwich de pain complet composé de banane et de beurre de cacahuète pour le déjeuner et un en-cas de fèves de soja rôties (edamame) ou des fleurettes de brocoli et du houmous. Pour le dîner, l’objectif est d’inclure des crackers complets et des céréales comme le blé complet et remplacer le riz blanc et les frites par du quinoa, de l’orge ou de l’avoine.

Selon la dernière étude “INCA 3” de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), publiée le 12 juillet dernier, les adultes français ne consomment pas assez de fibres (20 g/j) par rapport aux recommandations (30 g/j). Aux États-Unis, le chiffre est alarmant puisque moins de 3% de la population suit ses recommandations, indique l’étude.

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